Index Strasbourg curieux Strasbourg à la loupe

Agenda curieux :: Actu des sites Strasbourgeois :: Hébergement strasbourgeois

Strasbourg à la loupe » Zut !

Sites

24866 articles (24052 non lus) dans 281 sites

Exposition Exposition (1292 non lus)
Concert / soirée Concert / soirée (1783 non lus)
Guide / média Guide / média (8092 non lus)
Média_vidéo Média_vidéo (1020 non lus)
Projection Projection (32 non lus)
Politique / social Politique / social (6438 non lus)
théâtre théâtre (700 non lus)
Artiste Artiste (190 non lus)
Inclassables Inclassables (228 non lus)
Edition/bd/imprimerie Edition/bd/imprimerie (1326 non lus)
Vélo transport Vélo transport (930 non lus)
Monde Numérique Monde Numérique (692 non lus)
Monde Numérique Média Monde Numérique Média (349 non lus)
Nature et Agriculture Nature et Agriculture (738 non lus)
Vie/assoc Quartiers Vie/assoc Quartiers (242 non lus)
 «  Expand/Collapse
MagpieRSS Object
(
    [parser] => Resource id #19
    [current_item] => Array
        (
        )

    [items] => Array
        (
            [0] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Obsession : Daho
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Wed, 15 Nov 2017 08:09:58 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Zut !
                            [subject#] => 4
                            [subject] => Concert
                            [subject#2] => CULTURE
                            [subject#3] => LORRAINE
                            [subject#4] => Etienne Daho
                        )

                    [category#] => 4
                    [category] => Concert
                    [category#2] => CULTURE
                    [category#3] => LORRAINE
                    [category#4] => Etienne Daho
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=17046
                    [description#] => 1
                    [description] => INFO TROP TROP YOUPI ! Nous l&#8217;apprenions hier soir sur la page facebook d&#8217;Étienne Daho (en fait, on le savait mais on a dû garder le secret) : Étienne Daho – aka l&#8217;idole de la rédaction tout entière – sera en concert au Den Atelier à Luxembourg, le 19 octobre, au PMC à Strasbourg, le 20 octobre, à L&#8217;Autre Canal à Nancy, le 11 décembre, à L&#8217;Arsenal à Metz, le 12 décembre 2018 ! L&#8217;occasion de republier cette lettre d&#8217;amour &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <p class="p1"><a href="http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour"><img class="aligncenter wp-image-17047 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz.jpeg" alt="" width="620" height="349" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz.jpeg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p><strong>INFO TROP TROP YOUPI ! Nous l&rsquo;apprenions hier soir sur la page facebook d&rsquo;Étienne Daho (en fait, on le savait mais on a dû garder le secret) : Étienne Daho – aka l&rsquo;idole de la rédaction tout entière – sera en concert au Den Atelier à Luxembourg, le 19 octobre, au PMC à Strasbourg, le 20 octobre, à L&rsquo;Autre Canal à Nancy, le 11 décembre, à L&rsquo;Arsenal à Metz, le 12 décembre 2018 ! L&rsquo;occasion de republier cette lettre d&rsquo;amour made by notre éditorialiste.</strong></p>
<p><span id="more-17046"></span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">Cher Étienne Daho,</span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">Le moment est enfin venu de te faire savoir que tu m’obsèdes depuis un bon bout de temps. La première fois que je t’ai entendu au tout début des eighties, j’étais loin d’imaginer que tu allais prendre autant de place dans ma vie.</span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">À l’époque, dans ma bande, c’était plutôt mal vu d’écouter un type comme toi. Moi-même, j’étais tellement ignorant que je pensais bêtement que tu n’étais qu’un banal chanteur pour midinettes. Pourtant, dès que je t’entendais à la radio, tu réussissais immanquablement à me toucher en plein coeur. Grâce à leurs tempos machiavéliques, tes morceaux déclenchaient de sacrées décharges d’adrénaline, que ce soit au bord des pistes de danse ou au volant de ma voiture. Les choses n’ont fait que s’aggraver à partir du jour où j’ai emménagé chez une fille tellement raide de toi, qu’elle écoutait tes cassettes même pendant la nuit. Avec elle, nous dormions dans des draps bleus comme dans tes chansons, rêvant que nous étions allongés à Saint-Lunaire ou à Sables d’or, près des dunes. Un jour, parce que nous vivions comme dans tes chansons, nous avons claqué toutes nos économies pour partir en week-end à Rome, tous les deux sans personne. Comme toi, sans doute, il m’arrivait de me prendre pour Marcello Mastroianni dans La Notte. C’était vraiment dingue de suivre tes pas, même si c’était loin d’être la dolce vita tous les jours. En me rasant, je sifflotais Je vais encore sortir ce soir, une chanson qui résumait mon état d’esprit tout en exhalant la quintessence de l’air du temps. C’est sûr, tu étais aussi fort qu’un romancier américain de la trempe de Jay Mclnerney, sauf que toi, il te suffisait de trousser quelques mesures et un refrain pour me mettre K.O… Au moment de m’apprêter à sortir, je savais d’avance, comme tu le chantais si bien, que j’allais finir par le regretter. Mais c’était plus fort que moi, il fallait absolument que je sorte. Bien sûr, les bières à la pression remplaçaient tes cocktails subtils, et les filles n’étaient jamais aussi dociles qu’avec toi. Mais malgré ce bémol, exactement comme toi, je cherchais <em>« Dieu sait qui Dieu sait quoi »</em>. Je me souviens aussi que pendant mon service militaire, j’ai écouté des centaines de fois Tombé pour la France en priant pour que tu ne me portes pas la poisse et en rêvant de danser un jour le be-bop pieds nus sous la lune. Jusqu’à la quille, mon humeur est restée down, down, down. Plus tard, quand tu as attrapé une grosse saudade au Portugal, je me suis contenté d’un petit coup de blues dans la banlieue de Mulhouse. Moi aussi, j’étais comme un homme à la mer, sauf que je vivais à mille kilomètres de l’océan. Récemment, pour tenter de réparer tout le mal que l’on s’est fait, tu m’as bien donné rendez-vous au Jardin des plaisirs puis à Vedra, mais nous nous sommes loupés. Pas grave, je sais qu’un jour, comme tu le chantes si bien sur ton dernier album, <em>« la morsure du souvenir reviendra t’envahir et je deviendrai à mon tour ton obsession… »</em></span></p>
<p><span class="s1">Par Philippe Schweyer</span></p>
<p><strong><a href="https://www.facebook.com/EtienneDaho/">Étienne Daho</a> en concert le 19 octobre 2018 au <a href="https://www.atelier.lu/">Den Atelier</a>, à Luxembourg, le 20 octobre 2018 au PMC, à Strasbourg, le 11 décembre 2018 à <a href="http://lautrecanalnancy.fr/">L&rsquo;Autre Canal</a>, à Nancy, le 12 décembre 2018 à L&rsquo;Arsenal, à Metz</strong><br />
<strong>Places mises en vente le 15 novembre à 10h !</strong></p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => INFO TROP TROP YOUPI ! Nous l&#8217;apprenions hier soir sur la page facebook d&#8217;Étienne Daho (en fait, on le savait mais on a dû garder le secret) : Étienne Daho – aka l&#8217;idole de la rédaction tout entière – sera en concert au Den Atelier à Luxembourg, le 19 octobre, au PMC à Strasbourg, le 20 octobre, à L&#8217;Autre Canal à Nancy, le 11 décembre, à L&#8217;Arsenal à Metz, le 12 décembre 2018 ! L&#8217;occasion de republier cette lettre d&#8217;amour &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <p class="p1"><a href="http://zut-magazine.com/etienne-daho-concert-strasbourg-nancy-luxembourg-blitz-tour"><img class="aligncenter wp-image-17047 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz.jpeg" alt="" width="620" height="349" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz.jpeg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/ZUT-WEB_Etienne-Daho_Autre-Canal_Nancy-amour-blitz-300x169.jpeg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p><strong>INFO TROP TROP YOUPI ! Nous l&rsquo;apprenions hier soir sur la page facebook d&rsquo;Étienne Daho (en fait, on le savait mais on a dû garder le secret) : Étienne Daho – aka l&rsquo;idole de la rédaction tout entière – sera en concert au Den Atelier à Luxembourg, le 19 octobre, au PMC à Strasbourg, le 20 octobre, à L&rsquo;Autre Canal à Nancy, le 11 décembre, à L&rsquo;Arsenal à Metz, le 12 décembre 2018 ! L&rsquo;occasion de republier cette lettre d&rsquo;amour made by notre éditorialiste.</strong></p>
<p><span id="more-17046"></span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">Cher Étienne Daho,</span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">Le moment est enfin venu de te faire savoir que tu m’obsèdes depuis un bon bout de temps. La première fois que je t’ai entendu au tout début des eighties, j’étais loin d’imaginer que tu allais prendre autant de place dans ma vie.</span></p>
<p class="p5" style="text-align: justify;"><span class="s1">À l’époque, dans ma bande, c’était plutôt mal vu d’écouter un type comme toi. Moi-même, j’étais tellement ignorant que je pensais bêtement que tu n’étais qu’un banal chanteur pour midinettes. Pourtant, dès que je t’entendais à la radio, tu réussissais immanquablement à me toucher en plein coeur. Grâce à leurs tempos machiavéliques, tes morceaux déclenchaient de sacrées décharges d’adrénaline, que ce soit au bord des pistes de danse ou au volant de ma voiture. Les choses n’ont fait que s’aggraver à partir du jour où j’ai emménagé chez une fille tellement raide de toi, qu’elle écoutait tes cassettes même pendant la nuit. Avec elle, nous dormions dans des draps bleus comme dans tes chansons, rêvant que nous étions allongés à Saint-Lunaire ou à Sables d’or, près des dunes. Un jour, parce que nous vivions comme dans tes chansons, nous avons claqué toutes nos économies pour partir en week-end à Rome, tous les deux sans personne. Comme toi, sans doute, il m’arrivait de me prendre pour Marcello Mastroianni dans La Notte. C’était vraiment dingue de suivre tes pas, même si c’était loin d’être la dolce vita tous les jours. En me rasant, je sifflotais Je vais encore sortir ce soir, une chanson qui résumait mon état d’esprit tout en exhalant la quintessence de l’air du temps. C’est sûr, tu étais aussi fort qu’un romancier américain de la trempe de Jay Mclnerney, sauf que toi, il te suffisait de trousser quelques mesures et un refrain pour me mettre K.O… Au moment de m’apprêter à sortir, je savais d’avance, comme tu le chantais si bien, que j’allais finir par le regretter. Mais c’était plus fort que moi, il fallait absolument que je sorte. Bien sûr, les bières à la pression remplaçaient tes cocktails subtils, et les filles n’étaient jamais aussi dociles qu’avec toi. Mais malgré ce bémol, exactement comme toi, je cherchais <em>« Dieu sait qui Dieu sait quoi »</em>. Je me souviens aussi que pendant mon service militaire, j’ai écouté des centaines de fois Tombé pour la France en priant pour que tu ne me portes pas la poisse et en rêvant de danser un jour le be-bop pieds nus sous la lune. Jusqu’à la quille, mon humeur est restée down, down, down. Plus tard, quand tu as attrapé une grosse saudade au Portugal, je me suis contenté d’un petit coup de blues dans la banlieue de Mulhouse. Moi aussi, j’étais comme un homme à la mer, sauf que je vivais à mille kilomètres de l’océan. Récemment, pour tenter de réparer tout le mal que l’on s’est fait, tu m’as bien donné rendez-vous au Jardin des plaisirs puis à Vedra, mais nous nous sommes loupés. Pas grave, je sais qu’un jour, comme tu le chantes si bien sur ton dernier album, <em>« la morsure du souvenir reviendra t’envahir et je deviendrai à mon tour ton obsession… »</em></span></p>
<p><span class="s1">Par Philippe Schweyer</span></p>
<p><strong><a href="https://www.facebook.com/EtienneDaho/">Étienne Daho</a> en concert le 19 octobre 2018 au <a href="https://www.atelier.lu/">Den Atelier</a>, à Luxembourg, le 20 octobre 2018 au PMC, à Strasbourg, le 11 décembre 2018 à <a href="http://lautrecanalnancy.fr/">L&rsquo;Autre Canal</a>, à Nancy, le 12 décembre 2018 à L&rsquo;Arsenal, à Metz</strong><br />
<strong>Places mises en vente le 15 novembre à 10h !</strong></p>

                    [category@term] => Concert
                    [category#2@term] => CULTURE
                    [category#3@term] => LORRAINE
                    [category#4@term] => Etienne Daho
                    [date_timestamp] => 1510733398
                )

            [1] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Rone : « La musique m’a libéré »
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Mon, 13 Nov 2017 07:00:30 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Cécile Becker
                            [subject#] => 26
                            [subject] => CULTURE
                            [subject#2] => Musique
                            [subject#3] => Rencontre
                            [subject#4] => Alain Damasio
                            [subject#5] => Aphex Twin
                            [subject#6] => Autechre
                            [subject#7] => Bach
                            [subject#8] => Boards of Canada
                            [subject#9] => Bryce Dessner
                            [subject#10] => Deleuze
                            [subject#11] => Derrida
                            [subject#12] => Dominique A
                            [subject#13] => Etienne Daho
                            [subject#14] => Gaspar Claus
                            [subject#15] => InFiné
                            [subject#16] => Julia Blondeau
                            [subject#17] => La Laiterie
                            [subject#18] => Lili Wood
                            [subject#19] => Nietzsche
                            [subject#20] => Rone
                            [subject#21] => Squarepusher
                            [subject#22] => Sufjan Stevens
                            [subject#23] => The National
                            [subject#24] => Vanessa Wagner
                            [subject#25] => Vladimir Manouvia
                            [subject#26] => Warp
                        )

                    [category#] => 26
                    [category] => CULTURE
                    [category#2] => Musique
                    [category#3] => Rencontre
                    [category#4] => Alain Damasio
                    [category#5] => Aphex Twin
                    [category#6] => Autechre
                    [category#7] => Bach
                    [category#8] => Boards of Canada
                    [category#9] => Bryce Dessner
                    [category#10] => Deleuze
                    [category#11] => Derrida
                    [category#12] => Dominique A
                    [category#13] => Etienne Daho
                    [category#14] => Gaspar Claus
                    [category#15] => InFiné
                    [category#16] => Julia Blondeau
                    [category#17] => La Laiterie
                    [category#18] => Lili Wood
                    [category#19] => Nietzsche
                    [category#20] => Rone
                    [category#21] => Squarepusher
                    [category#22] => Sufjan Stevens
                    [category#23] => The National
                    [category#24] => Vanessa Wagner
                    [category#25] => Vladimir Manouvia
                    [category#26] => Warp
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=12010
                    [description#] => 1
                    [description] => Que le créateur de Bora, cathédrale sonore à couper le souffle, Parade, ballade sensorielle ou (OO), ovni insaisissable, eût été exubérant ou atteint d’une folie des grandeurs ne nous aurait pas étonné. Mais le fait que Rone, alias d’Erwan Castex, soit discret et délicat rend ses symphonies électroniques d’autant plus fascinantes. Grand entretien avec ce producteur sensible qui évoque sa relation à la musique, aux images, à l&#8217;électronique, à la littérature, à ses machines ; ses liens avec les musiques &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_12011" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien"><img class="wp-image-12011 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain.jpg" alt="Rone dans les gradins de la grande salle de La Laiterie. © Christophe Urbain" width="620" height="761" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain.jpg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain-244x300.jpg 244w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Rone dans les gradins de la grande salle de La Laiterie le 21 février 2015. © Christophe Urbain</p>
</div>
<p><strong>Que le créateur de <a href="https://soundcloud.com/chark-fluo/rone-bora-instrumental"><em>Bora</em></a>, cathédrale sonore à couper le souffle, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MdR5iFfNCI4"><em>Parade</em></a>, ballade sensorielle ou <a href="https://soundcloud.com/kronik_electro/rone-oo"><em>(OO)</em></a>, ovni insaisissable, eût été exubérant ou atteint d’une folie des grandeurs ne nous aurait pas étonné. Mais le fait que <a href="http://rone-music.com/">Rone</a>, alias d’Erwan Castex, soit discret et délicat rend ses symphonies électroniques d’autant plus fascinantes. Grand entretien avec ce producteur sensible qui évoque sa relation à la musique, aux images, à l&rsquo;électronique, à la littérature, à ses machines ; ses liens avec les musiques savantes et populaires, et son album <em>Creatures</em>.</strong></p>
<p><strong>En concert le 25 novembre 2017 à la <a href="https://www.artefact.org/">Laiterie</a> !</strong></p>
<p><span id="more-12010"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quel moment la musique s’est-elle imposée à toi ?<br />
</strong>Elle s’est imposée très tôt parce que j’en ai fait très jeune, sans prendre de cours. Ça a commencé à la maison où j’adorais jouer sur notre piano un peu cassé. Je faisais un peu n’importe quoi parce que je n’étais pas pianiste. Je passais plus de temps à jouer là-dessus qu’avec des playmobils. En grandissant, j’ai fait un peu de batterie, un peu de saxophone, j’ai essayé de faire plein de trucs différents. Là où c’est devenu plus sérieux c’est quand j’ai découvert la musique électronique, lorsque j’ai découvert les possibilités qu’offraient l’ordinateur et les synthétiseurs. Je passais des nuits blanches à faire du son, sans aucune ambition. Je n’osais pas espérer être musicien un jour, j’avais trop de respect pour les musiciens. J’espérais faire du cinéma, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour ça que je faisais des études dans ce domaine. Finalement, j’ai eu de la chance parce qu’<a href="http://www.infine-music.com/">un label</a> a entendu ma musique et m’a proposé de sortir un disque, puis un second, tout s’est enchaîné très vite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si tout s’est déroulé très naturellement, comment as-tu été certain que tu tenais ton premier morceau ?<br />
</strong>Je faisais des espèces de montages sonores avec des lecteurs cassettes, c’était du bricolage. Le premier morceau c’est vraiment quand je l’ai gravé sur un CD. Je me souviens : j’étais un peu amoureux d’une nana, je lui avais apporté, très timide. Le premier morceau c’est ça, le premier que j’ai gravé, pour quelqu’un, avec une intention derrière. Après j’ai pris l’habitude de nommer les morceaux, de les garder sur mon ordinateur, j’en ai accumulé des tonnes. Est-ce que c’est des morceaux ? Parfois, ce sont juste des boucles ou des sons. Le <a href="http://www.infine-music.com/">label</a> m’avait contacté me demandant si j’avais d’autres morceaux, je leur ai tout envoyé et ils m’ont dit : <em>« Mais là, tu as un album ! »</em> C’était complètement fou, parce que mon album s’est fait sans vraiment de travail, c’était juste une accumulation de plusieurs années de musique et il s’est fait comme ça, presque malgré moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Difficile d’associer des morceaux pour un album alors que tu n’y étais pas préparé… Comment les as-tu choisis ?<br />
</strong>Ça devait être mes morceaux les plus récents et c’était aussi un choix cohérent, homogène. Je n’avais pas vraiment de style, d’identité, j’ai essayé d’associer des morceaux qui avaient les mêmes sonorités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui frappe ce sont les cohérences que tu as construites dès tes débuts entre l’univers sonore et l’univers graphique, comment cela s’est-il articulé ?<br />
</strong>J’étais dans une école de cinéma et j’avais plein d’amis autour de moi qui faisaient des images, notamment <a href="http://www.vladimirmavouniakouka.com/">Vladimir Mavounia</a>, un super ami. Quand il a vu qu’un disque était en train de prendre forme, il a voulu y participer. Je n’avais pas pensé à l’univers graphique du tout. Il a fait un clip et la pochette. On a longtemps travaillé ensemble, aussi sur le deuxième disque. C’est avec le deuxième album que ça a pris de plus en plus d’importance.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/kfoJUeyMsOE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, tu parles de ta musique comme de paysages sonores donc ces liens ont fini par triompher…<br />
</strong>C’est vrai que maintenant c’est tellement lié que sur le dernier disque tout s’est fait au même moment. Ma copine <em>[l’illustratice <a href="http://liliwood.ultra-book.com/">Lili Wood</a> qui n&rsquo;est pas la chanteuse Lilly Wood, ndlr]</em> a fait les illustrations : j’ai commencé à bosser sur ce disque au moment où elle commençait à bosser sur la pochette, tout a pris forme en même temps, ce qui était un peu nouveau. À ce moment-là, j’avais le studio à la maison, donc elle entendait la musique. Toute la journée j’expérimentais, je testais des choses et cette matière sonore-là l’inspirait pour dessiner. Pareil, de temps en temps je m’arrêtais pour regarder où elle en était, tout ça est donc assez lié et cohérent.</p>
<div id="attachment_12016" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png"><img class="size-full wp-image-12016" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png" alt="La cover de Creatures réalisée par l'illustratrice Lili Wood." width="500" height="500" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood-150x150.png 150w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood-300x300.png 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">La cover de <em>Creatures</em> réalisée par l&rsquo;illustratrice Lili Wood.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces liens entre ces univers rappellent aussi l’importance que tu portes à l’image, qu’est-ce qui t’a fait préférer la musique au cinéma ?<br />
</strong>Je crois que j’ai eu une chance incroyable. J’adore le cinéma mais je pense que ça me correspondait moins. Si je voulais faire du cinéma, c’était pour être réalisateur direct. <em>[Rires]</em>. Même s’il y a d’autres métiers super dans le cinéma… Mais je crois qu’avec ma personnalité, c’était difficile parce qu’il faut savoir gérer une équipe. J’adore travailler avec des gens mais je ne me sens pas du tout l’âme d’un leader. J’ai eu des expériences sur des tournages, notamment en tant que premier réalisateur, et je crois que c’était pire parce que c’est justement le mec qui doit gueuler. Ce n’était pas pour moi. La musique tout d’un coup me correspondait mieux parce que je faisais mes trucs dans ma chambre, c’est très intime et très personnel et en même temps pouvoir le partager avec des gens lui a donné d’autres dimensions… C’était génial, ça m’a permis de vaincre un peu ma timidité. Je continue de trouver le cinéma passionnant mais je trouve la musique plus directe. Toutes les phases de la musique me plaisent : la phase d’isolement où tu es tout seul chez toi, face à toi-même et tu vas chercher des trucs au fond de toi pour faire des sons et une phase à l’opposé où tu partages avec des gens, ça me plaît beaucoup. J’aime ce côté direct : les gens réagissent tout de suite à ta musique. Souvent, je parle avec des copains qui font des films et ils me disent que j’ai de la chance d’avoir un rapport direct avec les gens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et puis tu interagis beaucoup avec le public…<br />
</strong>Ça me donne beaucoup d’énergie. Si je suis fatigué, s’il y a une bonne énergie, ça me porte. J’ai déjà été malade avant d’entrer sur scène, la maladie a disparu en jouant, ça me soigne, je suis sorti de scène en pleine forme. Il y a un truc qui se passe avec l’énergie des gens.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/sqfwZuJTErI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J’aimerais parler de ce fossé que l’on a tendance à dresser entre les musiques savantes, classiques ou contemporaines, et populaires. J’ai envie de penser que tu fais le lien entre les deux : un univers très particulier, très sensitif qui a trait à l’intellect, et en même temps très accessible.<br />
</strong>Ça me fait plaisir parce que je le constate aussi : je travaille avec des musiciens par exemple <a href="https://soundcloud.com/gaspar-claus">Gaspar Claus</a>, un violoncelliste. Il a un parcours très différent du mien : il a fait le Conservatoire et peut jouer Bach sans faire une fausse note, il lit la musique et l’écrit et moi pas du tout. Je me souviens des premières fois où on a travaillé ensemble : il y a eu un petit moment d’adaptation, il m’a demandé de lui donner le La, j’étais devant mon clavier, un peu perdu. <em>[Rires]</em>. On a dû trouver notre propre langage, on a une méthode un peu spéciale, mais on arrive à se comprendre. Ça m’a beaucoup décomplexé parce qu’au début je me disais : je ne suis pas musicien, je suis un imposteur, je bricole et ces mecs-là me disaient : <em>« Si si, tu es musicien »</em>. Et puis, j’ai joué dans un festival de musique baroque, je pense que les organisateurs voulaient rajeunir leur public. J’ai fait une résidence d’une semaine là-bas. C’était très dur au départ parce qu’il y avait des mecs qui me regardaient du coin de l’œil, j’ai de mauvais souvenirs de jeunes musiciens. Un de ceux-là me disait qu’après Bach la musique s’arrêtait, sa mentalité m’a effrayé. Les musiciens un peu plus âgés étaient, eux, très curieux. Il y a des liens qui se font entre ces musiques. Plus ça va et moins j’ai de mal à échanger et construire avec ces gens. <a href="http://www.brycedessner.com/">Bryce Dessner</a>, le guitariste de <a href="http://americanmary.com/">The National</a> <em>[il a participé à trois chansons sur</em> Creatures<em>, le dernier album de Rone, ndlr]</em>, a des projets très pointus de musique contemporaine en parallèle. Ce mec est un exemple à suivre, il s’intéresse à tout, peu importe comment c’est fait. On échange beaucoup. J’apprends plus d’un mec comme lui que de mecs dans le milieu de la musique électronique. Son ouverture d’esprit m’a beaucoup fait avancer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et puis c’est drôle parce que les jeunes compositeurs de musique électroacoustique notamment sont très intéressés par l’électronique et citent souvent le label <a href="http://warpmusic.com/">Warp</a> en référence, je pense à <a href="http://www.juliablondeau.fr/">Julia Blondeau</a>, ce qui est aussi ton cas.<br />
</strong>C’est un label qui m’a transformé, <a href="http://www.drukqs.net/">Aphex Twin</a>, <a href="http://squarepusher.net/">Squarepusher</a>, <a href="http://warp.net/artists/autechre/">Autechre</a>, <a href="https://www.facebook.com/boardsofcanada">Boards of Canada</a> sont le symbole d’une période très riche, très condensée sur quelques années où se sont passées plein de choses. Tout était surprenant dans les sons. J’aime bien cette idée de ne pas savoir déterminer la provenance du son. Un des trucs qui m’a vraiment plu dans la musique électronique c’était de trouver des textures sonores originales. Après quelques années, <a href="http://warpmusic.com/">Warp</a> est devenu un label très reconnu dans tous les milieux. Définitivement, je crois qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer entre ces deux milieux, populaires et plus classiques. <a href="https://www.facebook.com/pages/Vanessa-Wagner/8406087602">Vanessa Wagner</a> est une pianiste avec laquelle je parle beaucoup, il se trouve que c’est la femme du DA d’<a href="http://www.infine-music.com/">inFiné</a> <em>[le label de Rone, ndlr]</em>, et on se rend compte que les passerelles sont nombreuses. Elle fait par exemple des concerts au piano accompagnée d’un mec derrière un ordi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On qualifie souvent ta musique d’IDM, Intelligent Dance Music, ça te correspond ?<br />
</strong>J’ai un peu du mal avec cette étiquette-là, je l’entends comme quelque chose de réducteur, ce n’est pas le nom que je lui aurai donné.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu la qualifierais comment ?<br />
</strong>Je trouve ce système d’étiquette assez troublant, même si je sais que ça sert de référent à l’auditeur. J’aime bien cette idée où c’est difficile de nommer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-être en as-tu assez que l’on te parle d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Damasio">Alain Damasio</a> qui a collaboré avec toi sur <em>Bora</em>, qui est une chanson qui a participé de ton succès, mais j’aimerais en savoir plus.<br />
</strong>Je tiens beaucoup à cet auteur, on échange beaucoup. C’est un mec particulier, super gentil, accessible et généreux mais qui a besoin de s’isoler sur de longues périodes pour écrire. J’ai une relation spéciale avec lui. C’est quelqu’un qui compte énormément pour moi. Je l’ai rencontré en même temps que je lisais <em>La Zone du dehors</em>, un livre qui m’a beaucoup marqué. Il m’a ouvert le crâne aussi bien par ses bouquins que par nos discussions. Il dit des trucs profonds mais de manière très simple, c’est la meilleure définition du bon intellectuel.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Dzrw52pTpso" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que lis-tu ?<br />
</strong>Pour le coup, Alain m’a un peu initié à la philosophie, je me suis intéressé à Nietzsche, Deleuze et Derrida grâce à lui. Je lis un peu de science-fiction, un style que je ne connaissais pas très bien avant de le rencontrer, je trouvais ça un peu cheap mais c’est vraiment passionnant. C’est un genre qui m’intéresse beaucoup : avec la science-fiction on peut mettre une loupe sur les problèmes et les anticiper. Mais l&rsquo;anticipation, ce n’est pas juste de la science-fiction, il y a une vraie réflexion philosophique. C’est un genre qui m’a beaucoup touché. Après, je dois avouer que j’ai eu une grande phase où je ne lisais plus du tout, j’ai un peu fait l’autiste. J’écoute beaucoup de musique. Ceci dit, quand je suis dans une phase de production, je me coupe de tout : du cinéma, de la musique et des livres parce que j’ai l’impression qu’à ce moment-là, il faut que je m’isole. Quand je fais du son, j’extériorise les sons qui sont en moi, c’est évident que je suis une éponge qui absorbe tout et que je le recrache à ma manière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quand ta voix sur un morceau ?<br />
</strong>J’ai une petite histoire sur le morceau avec Étienne Daho paru sur mon album : <em>Mortelle</em>, je ne l’ai dit à personne mais sur la première version, je chantais. Je me suis lâché, mais franchement le résultat… <em>[Rires]</em>. Je tiens à ce morceau-là, je parle de ma petite-fille. Je l’avais fait d’ailleurs lire à Alain. Honnêtement, je n’ai pas une super voix, alors quand j’ai eu l’opportunité de bosser avec Étienne, je me suis dit, bon. Ce morceau me touche beaucoup. C’est important pour moi de me réinventer à chaque disque. Bosser avec des gens qui chantent, ça m’intéresse beaucoup. J’ai envie de développer ça. J’ai passé beaucoup de temps à bosser seul en studio, là, j’avais envie de faire des choses avec des gens. C’est très difficile de travailler avec des gens, il faut arriver à ne pas brider l’autre mais en même temps s’exprimer, ce n’est pas évident. Sur ce disque, ça a plutôt glissé, j’ai eu de la chance. Collaborer, c’est un risque qu’il faut prendre. C’est intéressant d’avoir différentes sensibilités qui se mélangent, pour peu qu’on aille au bout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Remix d&rsquo;</em>En surface<em> d&rsquo;Étienne Daho par Rone, la chanson originale parue sur l&rsquo;album </em>Les chansons de l&rsquo;innocence retrouvée<em> est elle interprétée en duo avec Dominique A.</em></p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/2snIzObwKgs" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as l’impression d’être allé au bout de ces collaborations, avec <em>Creatures</em> ?<br />
</strong>Je suis très satisfait de ce qu’on a fait, c’est marrant parce que j’ai toujours ce truc où j’ai envie d’aller plus loin. Après, il y a encore beaucoup de gens avec lesquels j’ai envie de travailler : <a href="https://soundcloud.com/gaspar-claus">Gaspar Claus</a>, <a href="http://www.brycedessner.com/">Bryce Dessner</a> ou <a href="http://music.sufjan.com/">Sufjan Stevens</a>, on avait fait un bœuf improvisé avec des musiciens américains et il était là. J’aimerais bien travailler avec des gens dans plein d’univers musicaux différents, des choses à l’opposé de mon univers, c’est là que ce serait intéressant. Le vrai échec serait de ne pas essayer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La musique t’a aidé à te créer un langage, lequel est-il ?<br />
</strong>J’étais très timide. À une époque, j’étais incapable d’enchaîner deux mots. C’était une timidité maladive. La musique m’a libéré, c’est un peu cliché mais la musique c’était un peu mon langage. Je n’arrivais pas à m’exprimer avec des mots, je préférais donner un CD à une fille que j’aimais bien plutôt que de lui parler. La musique ça veut dire je t’aime, fuck, tu peux tout dire avec.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Formalises-tu ta musique ?<br />
</strong>J’ai mes petites méthodes de travail, même des tocs, j’ai des trucs, des petites règles, une petite rigueur mais en même temps la plupart du temps j’appuie sur REC et je laisse parler les machines. Ce n’est pas du tout écrit. Parfois ça m’échappe, je ne sais pas exactement ce que je fais. Je ne suis pas du tout un gros geek, je ne comprends rien aux termes techniques, tous ces outils je les utilise à ma manière. C’est plus une manière naïve d’approcher ces outils-là et d’enregistrer à la volée des tonnes de choses. Dans un second temps, je fais un travail d’architecte, j’arrange la structure du morceau, c’est la phase la moins exaltante parce que plus minutieuse mais très intéressante.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qNFOT_76F7s" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est un rapport particulier aux machines que tu mentionnes là…<br />
</strong>Oui complètement. Parfois, je leur parle et j’ai l’impression qu’elles me répondent, c’est pour ça que l’album s’appelle <em>Creatures, </em>j&rsquo;avais l’impression que ces machines étaient habitées. Quand je suis dans mon studio, je suis entourée de créatures : parfois elles me répondent, parfois elles sont têtues et ne font pas ce que je veux, parfois un son jaillit que je n’avais pas prévu. Elles sont mes complices. Le rapport aux machines est fascinant et dans cet album je voulais y mettre de la chair et du sang avec ces voix-là.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tes albums s’écoutent d’un bout à l’autre, les morceaux sont ils chacun indissociables des autres ?<br />
</strong>Mon label est toujours un peu flippé car ils ne trouvent pas le tube, le titre, le single. À chaque fois, c’est la même histoire. Je conçois un album : j’aime bien ce format où tu t’exprimes sur 50 minutes. Sur cet album qui s’est fait en deux mois, j’ai eu presque l’impression de bosser sur un seul et même morceau. Je le vois presque comme un long morceau avec plein de reliefs et de variations. D’ailleurs, mon fantasme sur ce disque c’était de faire un clip par morceau mais de faire en sorte que les clips s’enchaînent de façon à faire un petit film à la fin, un réalisateur différent par clip, comme un cadavre exquis. Logistiquement, c’est compliqué mais j’adorerai ça : redécouvrir l’album à travers le regard de plein de réalisateurs, me faire surprendre par les autres. Il faut laisser intervenir le hasard dans la musique électronique, dans ce monde où tout est automatisé. La poésie se cache dans ces moments de hasards qui jaillissent, il faut juste les provoquer un petit peu.</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Cécile Becker le 21 février 2015, à l&rsquo;occasion du concert de <a href="https://soundcloud.com/rone-music">Rone</a> à <a href="http://www.artefact.org/">La Laite</a><a href="http://www.artefact.org/">rie<br />
</a>Portrait : Christophe Urbain<a href="http://www.artefact.org/"><br />
</a></p>
<p><strong>Rone, en concert le 25 novembre 2017 à la Laiterie, à Strasbourg</strong></p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Que le créateur de Bora, cathédrale sonore à couper le souffle, Parade, ballade sensorielle ou (OO), ovni insaisissable, eût été exubérant ou atteint d’une folie des grandeurs ne nous aurait pas étonné. Mais le fait que Rone, alias d’Erwan Castex, soit discret et délicat rend ses symphonies électroniques d’autant plus fascinantes. Grand entretien avec ce producteur sensible qui évoque sa relation à la musique, aux images, à l&#8217;électronique, à la littérature, à ses machines ; ses liens avec les musiques &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_12011" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/rone-creatures-concert-interview-strasbourg-entretien"><img class="wp-image-12011 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain.jpg" alt="Rone dans les gradins de la grande salle de La Laiterie. © Christophe Urbain" width="620" height="761" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain.jpg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Interview-Rone_©_Christophe-Urbain-244x300.jpg 244w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Rone dans les gradins de la grande salle de La Laiterie le 21 février 2015. © Christophe Urbain</p>
</div>
<p><strong>Que le créateur de <a href="https://soundcloud.com/chark-fluo/rone-bora-instrumental"><em>Bora</em></a>, cathédrale sonore à couper le souffle, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=MdR5iFfNCI4"><em>Parade</em></a>, ballade sensorielle ou <a href="https://soundcloud.com/kronik_electro/rone-oo"><em>(OO)</em></a>, ovni insaisissable, eût été exubérant ou atteint d’une folie des grandeurs ne nous aurait pas étonné. Mais le fait que <a href="http://rone-music.com/">Rone</a>, alias d’Erwan Castex, soit discret et délicat rend ses symphonies électroniques d’autant plus fascinantes. Grand entretien avec ce producteur sensible qui évoque sa relation à la musique, aux images, à l&rsquo;électronique, à la littérature, à ses machines ; ses liens avec les musiques savantes et populaires, et son album <em>Creatures</em>.</strong></p>
<p><strong>En concert le 25 novembre 2017 à la <a href="https://www.artefact.org/">Laiterie</a> !</strong></p>
<p><span id="more-12010"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quel moment la musique s’est-elle imposée à toi ?<br />
</strong>Elle s’est imposée très tôt parce que j’en ai fait très jeune, sans prendre de cours. Ça a commencé à la maison où j’adorais jouer sur notre piano un peu cassé. Je faisais un peu n’importe quoi parce que je n’étais pas pianiste. Je passais plus de temps à jouer là-dessus qu’avec des playmobils. En grandissant, j’ai fait un peu de batterie, un peu de saxophone, j’ai essayé de faire plein de trucs différents. Là où c’est devenu plus sérieux c’est quand j’ai découvert la musique électronique, lorsque j’ai découvert les possibilités qu’offraient l’ordinateur et les synthétiseurs. Je passais des nuits blanches à faire du son, sans aucune ambition. Je n’osais pas espérer être musicien un jour, j’avais trop de respect pour les musiciens. J’espérais faire du cinéma, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour ça que je faisais des études dans ce domaine. Finalement, j’ai eu de la chance parce qu’<a href="http://www.infine-music.com/">un label</a> a entendu ma musique et m’a proposé de sortir un disque, puis un second, tout s’est enchaîné très vite.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si tout s’est déroulé très naturellement, comment as-tu été certain que tu tenais ton premier morceau ?<br />
</strong>Je faisais des espèces de montages sonores avec des lecteurs cassettes, c’était du bricolage. Le premier morceau c’est vraiment quand je l’ai gravé sur un CD. Je me souviens : j’étais un peu amoureux d’une nana, je lui avais apporté, très timide. Le premier morceau c’est ça, le premier que j’ai gravé, pour quelqu’un, avec une intention derrière. Après j’ai pris l’habitude de nommer les morceaux, de les garder sur mon ordinateur, j’en ai accumulé des tonnes. Est-ce que c’est des morceaux ? Parfois, ce sont juste des boucles ou des sons. Le <a href="http://www.infine-music.com/">label</a> m’avait contacté me demandant si j’avais d’autres morceaux, je leur ai tout envoyé et ils m’ont dit : <em>« Mais là, tu as un album ! »</em> C’était complètement fou, parce que mon album s’est fait sans vraiment de travail, c’était juste une accumulation de plusieurs années de musique et il s’est fait comme ça, presque malgré moi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Difficile d’associer des morceaux pour un album alors que tu n’y étais pas préparé… Comment les as-tu choisis ?<br />
</strong>Ça devait être mes morceaux les plus récents et c’était aussi un choix cohérent, homogène. Je n’avais pas vraiment de style, d’identité, j’ai essayé d’associer des morceaux qui avaient les mêmes sonorités.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui frappe ce sont les cohérences que tu as construites dès tes débuts entre l’univers sonore et l’univers graphique, comment cela s’est-il articulé ?<br />
</strong>J’étais dans une école de cinéma et j’avais plein d’amis autour de moi qui faisaient des images, notamment <a href="http://www.vladimirmavouniakouka.com/">Vladimir Mavounia</a>, un super ami. Quand il a vu qu’un disque était en train de prendre forme, il a voulu y participer. Je n’avais pas pensé à l’univers graphique du tout. Il a fait un clip et la pochette. On a longtemps travaillé ensemble, aussi sur le deuxième disque. C’est avec le deuxième album que ça a pris de plus en plus d’importance.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/kfoJUeyMsOE" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, tu parles de ta musique comme de paysages sonores donc ces liens ont fini par triompher…<br />
</strong>C’est vrai que maintenant c’est tellement lié que sur le dernier disque tout s’est fait au même moment. Ma copine <em>[l’illustratice <a href="http://liliwood.ultra-book.com/">Lili Wood</a> qui n&rsquo;est pas la chanteuse Lilly Wood, ndlr]</em> a fait les illustrations : j’ai commencé à bosser sur ce disque au moment où elle commençait à bosser sur la pochette, tout a pris forme en même temps, ce qui était un peu nouveau. À ce moment-là, j’avais le studio à la maison, donc elle entendait la musique. Toute la journée j’expérimentais, je testais des choses et cette matière sonore-là l’inspirait pour dessiner. Pareil, de temps en temps je m’arrêtais pour regarder où elle en était, tout ça est donc assez lié et cohérent.</p>
<div id="attachment_12016" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png"><img class="size-full wp-image-12016" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png" alt="La cover de Creatures réalisée par l'illustratrice Lili Wood." width="500" height="500" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood.png 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood-150x150.png 150w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2015/04/ZUT-WEB_Rone_Creatures_Cover_©_Lili-Wood-300x300.png 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">La cover de <em>Creatures</em> réalisée par l&rsquo;illustratrice Lili Wood.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces liens entre ces univers rappellent aussi l’importance que tu portes à l’image, qu’est-ce qui t’a fait préférer la musique au cinéma ?<br />
</strong>Je crois que j’ai eu une chance incroyable. J’adore le cinéma mais je pense que ça me correspondait moins. Si je voulais faire du cinéma, c’était pour être réalisateur direct. <em>[Rires]</em>. Même s’il y a d’autres métiers super dans le cinéma… Mais je crois qu’avec ma personnalité, c’était difficile parce qu’il faut savoir gérer une équipe. J’adore travailler avec des gens mais je ne me sens pas du tout l’âme d’un leader. J’ai eu des expériences sur des tournages, notamment en tant que premier réalisateur, et je crois que c’était pire parce que c’est justement le mec qui doit gueuler. Ce n’était pas pour moi. La musique tout d’un coup me correspondait mieux parce que je faisais mes trucs dans ma chambre, c’est très intime et très personnel et en même temps pouvoir le partager avec des gens lui a donné d’autres dimensions… C’était génial, ça m’a permis de vaincre un peu ma timidité. Je continue de trouver le cinéma passionnant mais je trouve la musique plus directe. Toutes les phases de la musique me plaisent : la phase d’isolement où tu es tout seul chez toi, face à toi-même et tu vas chercher des trucs au fond de toi pour faire des sons et une phase à l’opposé où tu partages avec des gens, ça me plaît beaucoup. J’aime ce côté direct : les gens réagissent tout de suite à ta musique. Souvent, je parle avec des copains qui font des films et ils me disent que j’ai de la chance d’avoir un rapport direct avec les gens.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et puis tu interagis beaucoup avec le public…<br />
</strong>Ça me donne beaucoup d’énergie. Si je suis fatigué, s’il y a une bonne énergie, ça me porte. J’ai déjà été malade avant d’entrer sur scène, la maladie a disparu en jouant, ça me soigne, je suis sorti de scène en pleine forme. Il y a un truc qui se passe avec l’énergie des gens.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/sqfwZuJTErI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J’aimerais parler de ce fossé que l’on a tendance à dresser entre les musiques savantes, classiques ou contemporaines, et populaires. J’ai envie de penser que tu fais le lien entre les deux : un univers très particulier, très sensitif qui a trait à l’intellect, et en même temps très accessible.<br />
</strong>Ça me fait plaisir parce que je le constate aussi : je travaille avec des musiciens par exemple <a href="https://soundcloud.com/gaspar-claus">Gaspar Claus</a>, un violoncelliste. Il a un parcours très différent du mien : il a fait le Conservatoire et peut jouer Bach sans faire une fausse note, il lit la musique et l’écrit et moi pas du tout. Je me souviens des premières fois où on a travaillé ensemble : il y a eu un petit moment d’adaptation, il m’a demandé de lui donner le La, j’étais devant mon clavier, un peu perdu. <em>[Rires]</em>. On a dû trouver notre propre langage, on a une méthode un peu spéciale, mais on arrive à se comprendre. Ça m’a beaucoup décomplexé parce qu’au début je me disais : je ne suis pas musicien, je suis un imposteur, je bricole et ces mecs-là me disaient : <em>« Si si, tu es musicien »</em>. Et puis, j’ai joué dans un festival de musique baroque, je pense que les organisateurs voulaient rajeunir leur public. J’ai fait une résidence d’une semaine là-bas. C’était très dur au départ parce qu’il y avait des mecs qui me regardaient du coin de l’œil, j’ai de mauvais souvenirs de jeunes musiciens. Un de ceux-là me disait qu’après Bach la musique s’arrêtait, sa mentalité m’a effrayé. Les musiciens un peu plus âgés étaient, eux, très curieux. Il y a des liens qui se font entre ces musiques. Plus ça va et moins j’ai de mal à échanger et construire avec ces gens. <a href="http://www.brycedessner.com/">Bryce Dessner</a>, le guitariste de <a href="http://americanmary.com/">The National</a> <em>[il a participé à trois chansons sur</em> Creatures<em>, le dernier album de Rone, ndlr]</em>, a des projets très pointus de musique contemporaine en parallèle. Ce mec est un exemple à suivre, il s’intéresse à tout, peu importe comment c’est fait. On échange beaucoup. J’apprends plus d’un mec comme lui que de mecs dans le milieu de la musique électronique. Son ouverture d’esprit m’a beaucoup fait avancer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et puis c’est drôle parce que les jeunes compositeurs de musique électroacoustique notamment sont très intéressés par l’électronique et citent souvent le label <a href="http://warpmusic.com/">Warp</a> en référence, je pense à <a href="http://www.juliablondeau.fr/">Julia Blondeau</a>, ce qui est aussi ton cas.<br />
</strong>C’est un label qui m’a transformé, <a href="http://www.drukqs.net/">Aphex Twin</a>, <a href="http://squarepusher.net/">Squarepusher</a>, <a href="http://warp.net/artists/autechre/">Autechre</a>, <a href="https://www.facebook.com/boardsofcanada">Boards of Canada</a> sont le symbole d’une période très riche, très condensée sur quelques années où se sont passées plein de choses. Tout était surprenant dans les sons. J’aime bien cette idée de ne pas savoir déterminer la provenance du son. Un des trucs qui m’a vraiment plu dans la musique électronique c’était de trouver des textures sonores originales. Après quelques années, <a href="http://warpmusic.com/">Warp</a> est devenu un label très reconnu dans tous les milieux. Définitivement, je crois qu’il y a quelque chose qui est en train de se passer entre ces deux milieux, populaires et plus classiques. <a href="https://www.facebook.com/pages/Vanessa-Wagner/8406087602">Vanessa Wagner</a> est une pianiste avec laquelle je parle beaucoup, il se trouve que c’est la femme du DA d’<a href="http://www.infine-music.com/">inFiné</a> <em>[le label de Rone, ndlr]</em>, et on se rend compte que les passerelles sont nombreuses. Elle fait par exemple des concerts au piano accompagnée d’un mec derrière un ordi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On qualifie souvent ta musique d’IDM, Intelligent Dance Music, ça te correspond ?<br />
</strong>J’ai un peu du mal avec cette étiquette-là, je l’entends comme quelque chose de réducteur, ce n’est pas le nom que je lui aurai donné.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu la qualifierais comment ?<br />
</strong>Je trouve ce système d’étiquette assez troublant, même si je sais que ça sert de référent à l’auditeur. J’aime bien cette idée où c’est difficile de nommer les choses.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-être en as-tu assez que l’on te parle d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Damasio">Alain Damasio</a> qui a collaboré avec toi sur <em>Bora</em>, qui est une chanson qui a participé de ton succès, mais j’aimerais en savoir plus.<br />
</strong>Je tiens beaucoup à cet auteur, on échange beaucoup. C’est un mec particulier, super gentil, accessible et généreux mais qui a besoin de s’isoler sur de longues périodes pour écrire. J’ai une relation spéciale avec lui. C’est quelqu’un qui compte énormément pour moi. Je l’ai rencontré en même temps que je lisais <em>La Zone du dehors</em>, un livre qui m’a beaucoup marqué. Il m’a ouvert le crâne aussi bien par ses bouquins que par nos discussions. Il dit des trucs profonds mais de manière très simple, c’est la meilleure définition du bon intellectuel.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Dzrw52pTpso" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que lis-tu ?<br />
</strong>Pour le coup, Alain m’a un peu initié à la philosophie, je me suis intéressé à Nietzsche, Deleuze et Derrida grâce à lui. Je lis un peu de science-fiction, un style que je ne connaissais pas très bien avant de le rencontrer, je trouvais ça un peu cheap mais c’est vraiment passionnant. C’est un genre qui m’intéresse beaucoup : avec la science-fiction on peut mettre une loupe sur les problèmes et les anticiper. Mais l&rsquo;anticipation, ce n’est pas juste de la science-fiction, il y a une vraie réflexion philosophique. C’est un genre qui m’a beaucoup touché. Après, je dois avouer que j’ai eu une grande phase où je ne lisais plus du tout, j’ai un peu fait l’autiste. J’écoute beaucoup de musique. Ceci dit, quand je suis dans une phase de production, je me coupe de tout : du cinéma, de la musique et des livres parce que j’ai l’impression qu’à ce moment-là, il faut que je m’isole. Quand je fais du son, j’extériorise les sons qui sont en moi, c’est évident que je suis une éponge qui absorbe tout et que je le recrache à ma manière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À quand ta voix sur un morceau ?<br />
</strong>J’ai une petite histoire sur le morceau avec Étienne Daho paru sur mon album : <em>Mortelle</em>, je ne l’ai dit à personne mais sur la première version, je chantais. Je me suis lâché, mais franchement le résultat… <em>[Rires]</em>. Je tiens à ce morceau-là, je parle de ma petite-fille. Je l’avais fait d’ailleurs lire à Alain. Honnêtement, je n’ai pas une super voix, alors quand j’ai eu l’opportunité de bosser avec Étienne, je me suis dit, bon. Ce morceau me touche beaucoup. C’est important pour moi de me réinventer à chaque disque. Bosser avec des gens qui chantent, ça m’intéresse beaucoup. J’ai envie de développer ça. J’ai passé beaucoup de temps à bosser seul en studio, là, j’avais envie de faire des choses avec des gens. C’est très difficile de travailler avec des gens, il faut arriver à ne pas brider l’autre mais en même temps s’exprimer, ce n’est pas évident. Sur ce disque, ça a plutôt glissé, j’ai eu de la chance. Collaborer, c’est un risque qu’il faut prendre. C’est intéressant d’avoir différentes sensibilités qui se mélangent, pour peu qu’on aille au bout.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Remix d&rsquo;</em>En surface<em> d&rsquo;Étienne Daho par Rone, la chanson originale parue sur l&rsquo;album </em>Les chansons de l&rsquo;innocence retrouvée<em> est elle interprétée en duo avec Dominique A.</em></p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/2snIzObwKgs" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as l’impression d’être allé au bout de ces collaborations, avec <em>Creatures</em> ?<br />
</strong>Je suis très satisfait de ce qu’on a fait, c’est marrant parce que j’ai toujours ce truc où j’ai envie d’aller plus loin. Après, il y a encore beaucoup de gens avec lesquels j’ai envie de travailler : <a href="https://soundcloud.com/gaspar-claus">Gaspar Claus</a>, <a href="http://www.brycedessner.com/">Bryce Dessner</a> ou <a href="http://music.sufjan.com/">Sufjan Stevens</a>, on avait fait un bœuf improvisé avec des musiciens américains et il était là. J’aimerais bien travailler avec des gens dans plein d’univers musicaux différents, des choses à l’opposé de mon univers, c’est là que ce serait intéressant. Le vrai échec serait de ne pas essayer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La musique t’a aidé à te créer un langage, lequel est-il ?<br />
</strong>J’étais très timide. À une époque, j’étais incapable d’enchaîner deux mots. C’était une timidité maladive. La musique m’a libéré, c’est un peu cliché mais la musique c’était un peu mon langage. Je n’arrivais pas à m’exprimer avec des mots, je préférais donner un CD à une fille que j’aimais bien plutôt que de lui parler. La musique ça veut dire je t’aime, fuck, tu peux tout dire avec.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Formalises-tu ta musique ?<br />
</strong>J’ai mes petites méthodes de travail, même des tocs, j’ai des trucs, des petites règles, une petite rigueur mais en même temps la plupart du temps j’appuie sur REC et je laisse parler les machines. Ce n’est pas du tout écrit. Parfois ça m’échappe, je ne sais pas exactement ce que je fais. Je ne suis pas du tout un gros geek, je ne comprends rien aux termes techniques, tous ces outils je les utilise à ma manière. C’est plus une manière naïve d’approcher ces outils-là et d’enregistrer à la volée des tonnes de choses. Dans un second temps, je fais un travail d’architecte, j’arrange la structure du morceau, c’est la phase la moins exaltante parce que plus minutieuse mais très intéressante.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qNFOT_76F7s" width="500" height="281" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est un rapport particulier aux machines que tu mentionnes là…<br />
</strong>Oui complètement. Parfois, je leur parle et j’ai l’impression qu’elles me répondent, c’est pour ça que l’album s’appelle <em>Creatures, </em>j&rsquo;avais l’impression que ces machines étaient habitées. Quand je suis dans mon studio, je suis entourée de créatures : parfois elles me répondent, parfois elles sont têtues et ne font pas ce que je veux, parfois un son jaillit que je n’avais pas prévu. Elles sont mes complices. Le rapport aux machines est fascinant et dans cet album je voulais y mettre de la chair et du sang avec ces voix-là.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tes albums s’écoutent d’un bout à l’autre, les morceaux sont ils chacun indissociables des autres ?<br />
</strong>Mon label est toujours un peu flippé car ils ne trouvent pas le tube, le titre, le single. À chaque fois, c’est la même histoire. Je conçois un album : j’aime bien ce format où tu t’exprimes sur 50 minutes. Sur cet album qui s’est fait en deux mois, j’ai eu presque l’impression de bosser sur un seul et même morceau. Je le vois presque comme un long morceau avec plein de reliefs et de variations. D’ailleurs, mon fantasme sur ce disque c’était de faire un clip par morceau mais de faire en sorte que les clips s’enchaînent de façon à faire un petit film à la fin, un réalisateur différent par clip, comme un cadavre exquis. Logistiquement, c’est compliqué mais j’adorerai ça : redécouvrir l’album à travers le regard de plein de réalisateurs, me faire surprendre par les autres. Il faut laisser intervenir le hasard dans la musique électronique, dans ce monde où tout est automatisé. La poésie se cache dans ces moments de hasards qui jaillissent, il faut juste les provoquer un petit peu.</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par Cécile Becker le 21 février 2015, à l&rsquo;occasion du concert de <a href="https://soundcloud.com/rone-music">Rone</a> à <a href="http://www.artefact.org/">La Laite</a><a href="http://www.artefact.org/">rie<br />
</a>Portrait : Christophe Urbain<a href="http://www.artefact.org/"><br />
</a></p>
<p><strong>Rone, en concert le 25 novembre 2017 à la Laiterie, à Strasbourg</strong></p>

                    [category@term] => CULTURE
                    [category#2@term] => Musique
                    [category#3@term] => Rencontre
                    [category#4@term] => Alain Damasio
                    [category#5@term] => Aphex Twin
                    [category#6@term] => Autechre
                    [category#7@term] => Bach
                    [category#8@term] => Boards of Canada
                    [category#9@term] => Bryce Dessner
                    [category#10@term] => Deleuze
                    [category#11@term] => Derrida
                    [category#12@term] => Dominique A
                    [category#13@term] => Etienne Daho
                    [category#14@term] => Gaspar Claus
                    [category#15@term] => InFiné
                    [category#16@term] => Julia Blondeau
                    [category#17@term] => La Laiterie
                    [category#18@term] => Lili Wood
                    [category#19@term] => Nietzsche
                    [category#20@term] => Rone
                    [category#21@term] => Squarepusher
                    [category#22@term] => Sufjan Stevens
                    [category#23@term] => The National
                    [category#24@term] => Vanessa Wagner
                    [category#25@term] => Vladimir Manouvia
                    [category#26@term] => Warp
                    [date_timestamp] => 1510556430
                )

            [2] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Mito
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/mito-pizzas-a-la-napolitaine/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/mito-pizzas-a-la-napolitaine/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Thu, 09 Nov 2017 13:15:34 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 9
                            [subject] => Arts de la table
                            [subject#2] => Gastronomie
                            [subject#3] => STRASBOURG
                            [subject#4] => Zut ! à table
                            [subject#5] => Café Bâle
                            [subject#6] => Italie
                            [subject#7] => mito
                            [subject#8] => pizzas
                            [subject#9] => restaurant-bar
                        )

                    [category#] => 9
                    [category] => Arts de la table
                    [category#2] => Gastronomie
                    [category#3] => STRASBOURG
                    [category#4] => Zut ! à table
                    [category#5] => Café Bâle
                    [category#6] => Italie
                    [category#7] => mito
                    [category#8] => pizzas
                    [category#9] => restaurant-bar
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=17023
                    [description#] => 1
                    [description] => Après la mue saluée du Café Bâle, ouverture il y a quelques semaines du restaurant-bar Mito, place d&#8217;Austerlitz à Strasbourg, paradis des amoureux de pizzas napolitaines et des bons produits venus d&#8217;Italie. Règle numéro 1 pour tout restaurant italien qui se respecte: embaucher des pizzaïolos made in Italie. « La pizza, c’est un art ! », clame sans détours Damien, directeur du lieu. Et à les regarder manier la pelle devant le four sur-mesure chauffé à 400 degrés, on veut &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/mito-pizzas-a-la-napolitaine/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_17024" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17024 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt.jpeg" alt="" width="620" height="414" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt.jpeg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Un décor indus et chicdu Mito © Henri Vogt</p>
</div>
<p><strong>Après la mue saluée du Café Bâle, ouverture il y a quelques semaines du restaurant-bar Mito, place d&rsquo;Austerlitz à Strasbourg, paradis des amoureux de pizzas napolitaines et des bons produits venus d&rsquo;Italie.</strong></p>
<p><span id="more-17023"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Règle numéro 1 pour tout restaurant italien qui se respecte: embaucher des pizzaïolos made in Italie. <strong>« La pizza, c’est un art ! »,</strong> clame sans détours Damien, directeur du lieu. Et à les regarder manier la pelle devant le four sur-mesure chauffé à 400 degrés, on veut bien y croire ! D’ailleurs Michele, le seul de la bande à maîtriser quelques bribes de français, fait partie de l’<strong>Équipe nationale de Pizza.</strong> Ça vous parle !? Ça devrait !</p>
<p style="text-align: justify;">Deuzio : de bons produits. Ici, tout, <strong>absolument tout provient d’Italie</strong>, sourcé auprès de petits producteurs des Pouilles. <strong>La farine est bio</strong> et le pétrissage de la pâte relève du massage shiatsu ! Au final, <strong>10 pizzas (plus celle du jour) à la pâte extra fine, moelleuse</strong> et digeste, dont les recettes suivent les saisons. Ainsi, les tomates jaunes du Vésuve feront-elles place cet hiver à de magnifiques&#8230; citrouilles ! <strong>Qualité des produits et prix contenus.</strong> Si les pizzas sont un chouïa plus onéreuses, croyez bien que ça les vaut ! Ah, on oubliait : le Mito propose aussi des assiettes de pâtes ou des salades, ainsi que de délicieuses entrées (les sfizi), façon tapas à l’italienne. Même la carte des vins est affaire de connaisseurs et fait la part belle aux terroirs transalpins.</p>
<div id="attachment_17025" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17025 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt.jpeg" alt="" width="500" height="334" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt.jpeg 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Préparation d&rsquo;une pizze par le chef © Henri Vogt</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">L’autre point fort du Mito c’est <strong>l’offre cocktails</strong>. La maison dispose même de deux bartender, qui concoctent leurs propres sirops, infusions et mixtures en cachette dans la cave et poussent le shaker jusqu’à imaginer <strong>des recettes en accord avec chaque pizza.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutez côté décor un style urbain, <strong>indus mais chic</strong>, avec de grandes tablées en bois pour le côté convivial, des murs habillés de planches, de mosaïques ou de tapisserie pour la touche arty et une terrasse d’un bleu aussi flashy que les pulls du patron, terrasse qui même cet hiver sera dopée aux calorifères. Franchement, que demander de plus ? Si, une équipe sympa. Coup de bol : elle l’est !</p>
<div id="attachment_17026" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17026 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt.jpeg" alt="" width="500" height="334" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt.jpeg 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p class="wp-caption-text">À table ! © Henri Vogt</p>
</div>
<p><strong><a href="http://www.milanotorino.eu">Mito</a></strong><br />
<strong> 8, place d’Austerlitz, Strasbourg</strong></p>
<p><strong>Horaires d&rsquo;ouverture</strong><br />
Ouvert midi et soir<br />
Service jusqu’à minuit les jeudis, vendredis, samedi<br />
En non stop le dimanche</p>
<p><strong>Prix</strong><br />
Sfizi &gt; 8€ et 9€<br />
Aperitivo (un verre + une assiette) &gt; 10€<br />
Pizze &gt; 10 &gt; 18 €<br />
Cocktails &gt; 7,5€ &gt; 14€7/7 midi et soir</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Jibé Matthieu &#8211; Photos : Henri Vogt</p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/mito-pizzas-a-la-napolitaine/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Après la mue saluée du Café Bâle, ouverture il y a quelques semaines du restaurant-bar Mito, place d&#8217;Austerlitz à Strasbourg, paradis des amoureux de pizzas napolitaines et des bons produits venus d&#8217;Italie. Règle numéro 1 pour tout restaurant italien qui se respecte: embaucher des pizzaïolos made in Italie. « La pizza, c’est un art ! », clame sans détours Damien, directeur du lieu. Et à les regarder manier la pelle devant le four sur-mesure chauffé à 400 degrés, on veut &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/mito-pizzas-a-la-napolitaine/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_17024" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17024 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt.jpeg" alt="" width="620" height="414" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt.jpeg 620w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_salle_@henri_vogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Un décor indus et chicdu Mito © Henri Vogt</p>
</div>
<p><strong>Après la mue saluée du Café Bâle, ouverture il y a quelques semaines du restaurant-bar Mito, place d&rsquo;Austerlitz à Strasbourg, paradis des amoureux de pizzas napolitaines et des bons produits venus d&rsquo;Italie.</strong></p>
<p><span id="more-17023"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Règle numéro 1 pour tout restaurant italien qui se respecte: embaucher des pizzaïolos made in Italie. <strong>« La pizza, c’est un art ! »,</strong> clame sans détours Damien, directeur du lieu. Et à les regarder manier la pelle devant le four sur-mesure chauffé à 400 degrés, on veut bien y croire ! D’ailleurs Michele, le seul de la bande à maîtriser quelques bribes de français, fait partie de l’<strong>Équipe nationale de Pizza.</strong> Ça vous parle !? Ça devrait !</p>
<p style="text-align: justify;">Deuzio : de bons produits. Ici, tout, <strong>absolument tout provient d’Italie</strong>, sourcé auprès de petits producteurs des Pouilles. <strong>La farine est bio</strong> et le pétrissage de la pâte relève du massage shiatsu ! Au final, <strong>10 pizzas (plus celle du jour) à la pâte extra fine, moelleuse</strong> et digeste, dont les recettes suivent les saisons. Ainsi, les tomates jaunes du Vésuve feront-elles place cet hiver à de magnifiques&#8230; citrouilles ! <strong>Qualité des produits et prix contenus.</strong> Si les pizzas sont un chouïa plus onéreuses, croyez bien que ça les vaut ! Ah, on oubliait : le Mito propose aussi des assiettes de pâtes ou des salades, ainsi que de délicieuses entrées (les sfizi), façon tapas à l’italienne. Même la carte des vins est affaire de connaisseurs et fait la part belle aux terroirs transalpins.</p>
<div id="attachment_17025" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17025 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt.jpeg" alt="" width="500" height="334" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt.jpeg 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_pizze_@henri_vogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Préparation d&rsquo;une pizze par le chef © Henri Vogt</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">L’autre point fort du Mito c’est <strong>l’offre cocktails</strong>. La maison dispose même de deux bartender, qui concoctent leurs propres sirops, infusions et mixtures en cachette dans la cave et poussent le shaker jusqu’à imaginer <strong>des recettes en accord avec chaque pizza.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutez côté décor un style urbain, <strong>indus mais chic</strong>, avec de grandes tablées en bois pour le côté convivial, des murs habillés de planches, de mosaïques ou de tapisserie pour la touche arty et une terrasse d’un bleu aussi flashy que les pulls du patron, terrasse qui même cet hiver sera dopée aux calorifères. Franchement, que demander de plus ? Si, une équipe sympa. Coup de bol : elle l’est !</p>
<div id="attachment_17026" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-17026 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt.jpeg" alt="" width="500" height="334" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt.jpeg 500w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/11/Milano-Torino_dejeuner_pizze_©henrivogt-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p class="wp-caption-text">À table ! © Henri Vogt</p>
</div>
<p><strong><a href="http://www.milanotorino.eu">Mito</a></strong><br />
<strong> 8, place d’Austerlitz, Strasbourg</strong></p>
<p><strong>Horaires d&rsquo;ouverture</strong><br />
Ouvert midi et soir<br />
Service jusqu’à minuit les jeudis, vendredis, samedi<br />
En non stop le dimanche</p>
<p><strong>Prix</strong><br />
Sfizi &gt; 8€ et 9€<br />
Aperitivo (un verre + une assiette) &gt; 10€<br />
Pizze &gt; 10 &gt; 18 €<br />
Cocktails &gt; 7,5€ &gt; 14€7/7 midi et soir</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Jibé Matthieu &#8211; Photos : Henri Vogt</p>

                    [category@term] => Arts de la table
                    [category#2@term] => Gastronomie
                    [category#3@term] => STRASBOURG
                    [category#4@term] => Zut ! à table
                    [category#5@term] => Café Bâle
                    [category#6@term] => Italie
                    [category#7@term] => mito
                    [category#8@term] => pizzas
                    [category#9@term] => restaurant-bar
                    [date_timestamp] => 1510233334
                )

            [3] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Foule sentimentale
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-maillon-strasbourg/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-maillon-strasbourg/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Tue, 31 Oct 2017 08:39:10 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 10
                            [subject] => CULTURE
                            [subject#2] => Danse
                            [subject#3] => Musique
                            [subject#4] => spectacle
                            [subject#5] => STRASBOURG
                            [subject#6] => Théâtre
                            [subject#7] => gisèle vienne
                            [subject#8] => maillon
                            [subject#9] => Strasbourg
                            [subject#10] => théâtre
                        )

                    [category#] => 10
                    [category] => CULTURE
                    [category#2] => Danse
                    [category#3] => Musique
                    [category#4] => spectacle
                    [category#5] => STRASBOURG
                    [category#6] => Théâtre
                    [category#7] => gisèle vienne
                    [category#8] => maillon
                    [category#9] => Strasbourg
                    [category#10] => théâtre
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16991
                    [description#] => 1
                    [description] => À travers sa nouvelle création la compagnie Gisèle Vienne, en résidence au Maillon à Strasbourg, nous invite à repenser la violence et ses représentations. Voyage au coeur de la violence sur fond de DJ-set 90&#8217;s. Ceux qui ont vu les nombreux spectacles qu’elle a présentés à Strasbourg le savent : Gisèle Vienne s’intéresse depuis longtemps aux représentations de la violence. Mais aussi, sujet connexe, aux rituels, à leurs propriétés exutoires et aux espaces qu’on ménage dans nos sociétés contemporaines pour les &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-maillon-strasbourg/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_16992" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-au-maillon/"><img class="wp-image-16992" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_we_maillon_crowd_estellehanania.jpeg" alt="" width="620" height="454" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">© Estelle Hanania</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>À travers sa nouvelle création la compagnie Gisèle Vienne, en résidence au Maillon à Strasbourg, nous invite à repenser la violence et ses représentations. Voyage au coeur de la violence sur fond de DJ-set 90&rsquo;s.</strong><br />
<span id="more-16991"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ont vu les nombreux spectacles qu’elle a présentés à Strasbourg le savent : <strong>Gisèle Vienne s’intéresse depuis longtemps aux représentations de la violence.</strong> Mais aussi, sujet connexe, aux rituels, à leurs propriétés exutoires et aux espaces qu’on ménage dans nos sociétés contemporaines pour les rendre possibles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Laisser s’exprimer la violence, et de manière générale les sentiments exacerbés, tout en l’encadrant </strong>: c’est le paradoxe qui sous-tend <i>Crowd</i>, créé à Strasbourg où la metteur en scène, chorégraphe et scénographe a désormais installé sa compagnie. Avec ce spectacle qui suit un groupe de jeunes gens se déchaînant sur des beats électro et un terrain vague, Gisèle Vienne poursuit son <strong>travail sur les corps artificiels et sur les mouvements « retouchés »</strong>, nourri aussi bien par le cinéma que par la marionnette. On retrouve ses images dérangeantes, d’une qualité esthétique indéniable, avec, cette fois, non pas des destins individuels mais un collectif mû par l’exaltation et la force de la musique.</p>
<p><b>CROWD, spectacle les 8, 9 et 10 novembre.</b><br />
<a href="http://www.maillon.eu"><b>Maillon</b></a><strong>, à Strasbourg</strong></p>
<p>Par Sylvia Dubost &#8211; Photo : Estelle Hanania</p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-maillon-strasbourg/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => À travers sa nouvelle création la compagnie Gisèle Vienne, en résidence au Maillon à Strasbourg, nous invite à repenser la violence et ses représentations. Voyage au coeur de la violence sur fond de DJ-set 90&#8217;s. Ceux qui ont vu les nombreux spectacles qu’elle a présentés à Strasbourg le savent : Gisèle Vienne s’intéresse depuis longtemps aux représentations de la violence. Mais aussi, sujet connexe, aux rituels, à leurs propriétés exutoires et aux espaces qu’on ménage dans nos sociétés contemporaines pour les &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-maillon-strasbourg/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_16992" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/gisele-vienne-explore-la-violence-au-maillon/"><img class="wp-image-16992" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_we_maillon_crowd_estellehanania.jpeg" alt="" width="620" height="454" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">© Estelle Hanania</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>À travers sa nouvelle création la compagnie Gisèle Vienne, en résidence au Maillon à Strasbourg, nous invite à repenser la violence et ses représentations. Voyage au coeur de la violence sur fond de DJ-set 90&rsquo;s.</strong><br />
<span id="more-16991"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui ont vu les nombreux spectacles qu’elle a présentés à Strasbourg le savent : <strong>Gisèle Vienne s’intéresse depuis longtemps aux représentations de la violence.</strong> Mais aussi, sujet connexe, aux rituels, à leurs propriétés exutoires et aux espaces qu’on ménage dans nos sociétés contemporaines pour les rendre possibles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Laisser s’exprimer la violence, et de manière générale les sentiments exacerbés, tout en l’encadrant </strong>: c’est le paradoxe qui sous-tend <i>Crowd</i>, créé à Strasbourg où la metteur en scène, chorégraphe et scénographe a désormais installé sa compagnie. Avec ce spectacle qui suit un groupe de jeunes gens se déchaînant sur des beats électro et un terrain vague, Gisèle Vienne poursuit son <strong>travail sur les corps artificiels et sur les mouvements « retouchés »</strong>, nourri aussi bien par le cinéma que par la marionnette. On retrouve ses images dérangeantes, d’une qualité esthétique indéniable, avec, cette fois, non pas des destins individuels mais un collectif mû par l’exaltation et la force de la musique.</p>
<p><b>CROWD, spectacle les 8, 9 et 10 novembre.</b><br />
<a href="http://www.maillon.eu"><b>Maillon</b></a><strong>, à Strasbourg</strong></p>
<p>Par Sylvia Dubost &#8211; Photo : Estelle Hanania</p>

                    [category@term] => CULTURE
                    [category#2@term] => Danse
                    [category#3@term] => Musique
                    [category#4@term] => spectacle
                    [category#5@term] => STRASBOURG
                    [category#6@term] => Théâtre
                    [category#7@term] => gisèle vienne
                    [category#8@term] => maillon
                    [category#9@term] => Strasbourg
                    [category#10@term] => théâtre
                    [date_timestamp] => 1509439150
                )

            [4] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Discorde raide
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes-tns-strasbourg/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes-tns-strasbourg/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Mon, 30 Oct 2017 16:03:16 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 9
                            [subject] => CULTURE
                            [subject#2] => spectacle
                            [subject#3] => STRASBOURG
                            [subject#4] => Théâtre
                            [subject#5] => Culture
                            [subject#6] => nathan!?
                            [subject#7] => politique
                            [subject#8] => théâtre
                            [subject#9] => TNS
                        )

                    [category#] => 9
                    [category] => CULTURE
                    [category#2] => spectacle
                    [category#3] => STRASBOURG
                    [category#4] => Théâtre
                    [category#5] => Culture
                    [category#6] => nathan!?
                    [category#7] => politique
                    [category#8] => théâtre
                    [category#9] => TNS
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16986
                    [description#] => 1
                    [description] => Le metteur en scène Nicolas Stemann, confronte au TNS à Strasbourg, le chef-d&#8217;oeuvre de Lessing, éloge de la tolérance religieuse, aux oeuvres d&#8217;Elfriede Jelinek. Mis côte à côte, entremêlés, les textes des deux auteurs se conjuguent et s&#8217;opposent, mettant en lumière les paradoxes de notre époque. Pièce créée l’an passé à Lausanne, Nathan !?, telle que l’annonce sa ponctuation réflexive, interroge un conflit multimillénaire. Et complètement d’actualité, puisque son metteur en scène, l’allemand Nicolas Stemann, y aborde les violents paradoxes de &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes-tns-strasbourg/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_16988" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes/"><img class="wp-image-16988 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_nathan_samuel_rubio-e1509378515523.jpeg" alt="" width="620" height="431" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">©Samuel Rubio</p>
</div>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le metteur en scène Nicolas Stemann, confronte au TNS à Strasbourg, le chef-d&rsquo;oeuvre de Lessing, éloge de la tolérance religieuse, aux oeuvres d&rsquo;Elfriede Jelinek. Mis côte à côte, entremêlés, les textes des deux auteurs se conjuguent et s&rsquo;opposent, mettant en lumière les paradoxes de notre époque.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-16986"></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Pièce créée l’an passé à Lausanne, <i>Nathan !?</i>, telle que l’annonce sa ponctuation réflexive, interroge un <strong>conflit multimillénaire</strong>. Et complètement d’actualité, puisque son metteur en scène, l’allemand Nicolas Stemann, y aborde les <strong>violents paradoxes de la religion</strong>, en confrontant les textes de deux auteurs radicalement opposés. <strong><i>« Se gausser de ses chaînes n’est pas un gage de liberté. […] La pire superstition est de tenir la sienne pour la plus supportable »</i></strong>, nous apprend un templier pacifique dans la pièce <i>Nathan le Sage</i>de Gotthold Ephraim Lessing. Après l’attentat à Charlie Hebdo, Elfriede Jelinek scande dans <i>Rage</i>, à la place d’un terroriste : <i>« Tant que nous vivrons, nous ne tuerons jamais d’enfants. Mais ces enfants-là, nous les tuons parce qu’ils n’en sont plus. […] Nous les hommes, nous triomphons de toi en vertu, toi, grand Dieu, quand tu es un autre Dieu. »</i> Utopie tolérante des Lumières d’un côté, désespoir contemporain de l’autre ; lequel mènera à la paix ?</p>
<p><strong><i>NATHAN !?, pièce de théâtre, les 8, 9, 10,11,12,13,14,15,16 et 17 novembre</i></strong><br />
<strong><a href="http://www.tns.fr/">TNS</a>, à Strasbourg.</strong></p>
<p>Par Antoine Ponza &#8211; Photo : Samuel Rubio</p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes-tns-strasbourg/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Le metteur en scène Nicolas Stemann, confronte au TNS à Strasbourg, le chef-d&#8217;oeuvre de Lessing, éloge de la tolérance religieuse, aux oeuvres d&#8217;Elfriede Jelinek. Mis côte à côte, entremêlés, les textes des deux auteurs se conjuguent et s&#8217;opposent, mettant en lumière les paradoxes de notre époque. Pièce créée l’an passé à Lausanne, Nathan !?, telle que l’annonce sa ponctuation réflexive, interroge un conflit multimillénaire. Et complètement d’actualité, puisque son metteur en scène, l’allemand Nicolas Stemann, y aborde les violents paradoxes de &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes-tns-strasbourg/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_16988" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/nathan-lumiere-sur-nos-paradoxes/"><img class="wp-image-16988 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_nathan_samuel_rubio-e1509378515523.jpeg" alt="" width="620" height="431" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">©Samuel Rubio</p>
</div>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le metteur en scène Nicolas Stemann, confronte au TNS à Strasbourg, le chef-d&rsquo;oeuvre de Lessing, éloge de la tolérance religieuse, aux oeuvres d&rsquo;Elfriede Jelinek. Mis côte à côte, entremêlés, les textes des deux auteurs se conjuguent et s&rsquo;opposent, mettant en lumière les paradoxes de notre époque.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-16986"></span></p>
<p style="text-align: justify;" align="JUSTIFY">Pièce créée l’an passé à Lausanne, <i>Nathan !?</i>, telle que l’annonce sa ponctuation réflexive, interroge un <strong>conflit multimillénaire</strong>. Et complètement d’actualité, puisque son metteur en scène, l’allemand Nicolas Stemann, y aborde les <strong>violents paradoxes de la religion</strong>, en confrontant les textes de deux auteurs radicalement opposés. <strong><i>« Se gausser de ses chaînes n’est pas un gage de liberté. […] La pire superstition est de tenir la sienne pour la plus supportable »</i></strong>, nous apprend un templier pacifique dans la pièce <i>Nathan le Sage</i>de Gotthold Ephraim Lessing. Après l’attentat à Charlie Hebdo, Elfriede Jelinek scande dans <i>Rage</i>, à la place d’un terroriste : <i>« Tant que nous vivrons, nous ne tuerons jamais d’enfants. Mais ces enfants-là, nous les tuons parce qu’ils n’en sont plus. […] Nous les hommes, nous triomphons de toi en vertu, toi, grand Dieu, quand tu es un autre Dieu. »</i> Utopie tolérante des Lumières d’un côté, désespoir contemporain de l’autre ; lequel mènera à la paix ?</p>
<p><strong><i>NATHAN !?, pièce de théâtre, les 8, 9, 10,11,12,13,14,15,16 et 17 novembre</i></strong><br />
<strong><a href="http://www.tns.fr/">TNS</a>, à Strasbourg.</strong></p>
<p>Par Antoine Ponza &#8211; Photo : Samuel Rubio</p>

                    [category@term] => CULTURE
                    [category#2@term] => spectacle
                    [category#3@term] => STRASBOURG
                    [category#4@term] => Théâtre
                    [category#5@term] => Culture
                    [category#6@term] => nathan!?
                    [category#7@term] => politique
                    [category#8@term] => théâtre
                    [category#9@term] => TNS
                    [date_timestamp] => 1509379396
                )

            [5] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Pane Vino
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/pane-vino-strasbourg-italie-gastronomie/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/pane-vino-strasbourg-italie-gastronomie/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Mon, 30 Oct 2017 15:17:18 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 7
                            [subject] => Arts de la table
                            [subject#2] => Gastronomie
                            [subject#3] => STRASBOURG
                            [subject#4] => Zut ! à table
                            [subject#5] => In Vino Veritas
                            [subject#6] => Italie
                            [subject#7] => pane vino
                        )

                    [category#] => 7
                    [category] => Arts de la table
                    [category#2] => Gastronomie
                    [category#3] => STRASBOURG
                    [category#4] => Zut ! à table
                    [category#5] => In Vino Veritas
                    [category#6] => Italie
                    [category#7] => pane vino
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16971
                    [description#] => 1
                    [description] => À l’angle de la rue du Sanglier et de celle du Chaudron, la nouvelle boutique a de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Voyage au coeur de la gastronomie et des caves italiennes. En vitrine, jambons et saucissons achèvent de nous convaincre de pousser la porte. Et là, Ô surprise ! L’intérieur est léché, avec une vraie cave à vins de près de 70 références du meilleur de l’Italie. « Sur les 500 que nous proposons au restaurant », assure David, l’une &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/pane-vino-strasbourg-italie-gastronomie/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_16972" style="width: 455px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16972 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch.jpeg" alt="" width="445" height="398" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch.jpeg 445w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch-300x268.jpeg 300w" sizes="(max-width: 445px) 100vw, 445px" /></p>
<p class="wp-caption-text">© Pascal Spaeth</p>
</div>
<p align="JUSTIFY"><strong>À l’angle de la rue du Sanglier et de celle du Chaudron, la nouvelle boutique a de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Voyage au coeur de la gastronomie et des caves italiennes.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-16971"></span></p>
<p align="JUSTIFY">En vitrine, <strong>jambons et saucissons achèvent de nous convaincre de pousser la porte.</strong> Et là, Ô surprise ! L’intérieur est léché, avec une vraie cave à vins de près de <strong>70 références du meilleur de l’Italie</strong>. <i>« Sur les 500 que nous proposons au restaurant »</i>, assure David, l’une des têtes de cette épicerie fine ouverte cet été, avec Lubin son acolyte d’<a href="http://www.restaurant-invinoveritas.fr/">In Vino Veritas</a> (restaurant et bar à vins place de la Cathédrale). <i>« L’idée de l’épicerie nous est venue parce que les clients du bar à vins nous réclamaient les produits… », </i>explique Lubin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pitch ? <strong>Ne travailler qu’avec des artisans italiens de taille modeste</strong>. Ainsi, la quinzaine de variétés de <strong>pâtes fraîches</strong> est réalisée par une petite entreprise du Piémont. Le saucisson provient de la <strong>ferme Luiset</strong>, dont la patronne connaît le nom de chaque cochon ! Il en va de même pour le jambon aux noisettes, à la truffe ou au miel&#8230; <i>« On travaille avec des artisans qui ont leur spécialité »</i>, détaille David. Ainsi du jambon de Parme Sant’Ilario, <strong>pure merveille en principe réservée aux restaurants gastronomiques. </strong></p>
<p align="JUSTIFY">Une offre qui joue des coudes avec le meilleur du fromage transalpin, mais aussi des antipasti de toute beauté <strong>apprêtés par Bruno Cingolani, restaurateur étoilé d’Alba.</strong> L’homme fournit l’épicerie en farine, en riz et en produits secs comme cette onctueuse pâte au chocolat réalisée avec des noisettes du Piémont… <strong>Tout ici parle aux sens</strong>, comme la truffe du comptoir qui nous fait de l’œil ou ces éclats séchés de cèpes, au parfum envoûtant !</p>
<p align="JUSTIFY"><strong><i>« On travaille à 95% avec des producteurs bio »</i></strong><strong>,</strong> renchérit David qui tient à ce que les clients de l’épicerie trouvent chez Pane Vino de quoi faire des courses complètes. C’est la raison pour laquelle les deux hommes proposent aussi <strong>deux à trois plats cuisinés chaque jour</strong> (lasagnes, vitello tonnato, osso bucco…) et que David s’évertue à mettre en ligne une recette par semaine. <i>« Les clients n’ont plus qu’à passer acheter les ingrédients. Et ça plaît !&#8230; »</i></p>
<p align="JUSTIFY"><i>Tutti va bene !</i></p>
<p><span style="color: #808080;"><a href="https://www.facebook.com/panevinostrasbourg/"><strong>Pane Vino<br />
</strong></a></span><strong>8, rue du Sanglier<br />
</strong><strong>09 71 20 32 21</strong></p>
<p><strong>Horaires d&rsquo;ouvertures :</strong><br />
<strong>Lundi, de 14h à 19h30</strong><br />
<strong>Mardi au samedi de 10h à 19h30</strong></p>
<p>Par JiBé Matthieu &#8211; Photos : Pascal Spaeth</p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/pane-vino-strasbourg-italie-gastronomie/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => À l’angle de la rue du Sanglier et de celle du Chaudron, la nouvelle boutique a de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Voyage au coeur de la gastronomie et des caves italiennes. En vitrine, jambons et saucissons achèvent de nous convaincre de pousser la porte. Et là, Ô surprise ! L’intérieur est léché, avec une vraie cave à vins de près de 70 références du meilleur de l’Italie. « Sur les 500 que nous proposons au restaurant », assure David, l’une &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/pane-vino-strasbourg-italie-gastronomie/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_16972" style="width: 455px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16972 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch.jpeg" alt="" width="445" height="398" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch.jpeg 445w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_panevino_table_pascalspaetch-300x268.jpeg 300w" sizes="(max-width: 445px) 100vw, 445px" /></p>
<p class="wp-caption-text">© Pascal Spaeth</p>
</div>
<p align="JUSTIFY"><strong>À l’angle de la rue du Sanglier et de celle du Chaudron, la nouvelle boutique a de quoi nous mettre l’eau à la bouche. Voyage au coeur de la gastronomie et des caves italiennes.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-16971"></span></p>
<p align="JUSTIFY">En vitrine, <strong>jambons et saucissons achèvent de nous convaincre de pousser la porte.</strong> Et là, Ô surprise ! L’intérieur est léché, avec une vraie cave à vins de près de <strong>70 références du meilleur de l’Italie</strong>. <i>« Sur les 500 que nous proposons au restaurant »</i>, assure David, l’une des têtes de cette épicerie fine ouverte cet été, avec Lubin son acolyte d’<a href="http://www.restaurant-invinoveritas.fr/">In Vino Veritas</a> (restaurant et bar à vins place de la Cathédrale). <i>« L’idée de l’épicerie nous est venue parce que les clients du bar à vins nous réclamaient les produits… », </i>explique Lubin.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pitch ? <strong>Ne travailler qu’avec des artisans italiens de taille modeste</strong>. Ainsi, la quinzaine de variétés de <strong>pâtes fraîches</strong> est réalisée par une petite entreprise du Piémont. Le saucisson provient de la <strong>ferme Luiset</strong>, dont la patronne connaît le nom de chaque cochon ! Il en va de même pour le jambon aux noisettes, à la truffe ou au miel&#8230; <i>« On travaille avec des artisans qui ont leur spécialité »</i>, détaille David. Ainsi du jambon de Parme Sant’Ilario, <strong>pure merveille en principe réservée aux restaurants gastronomiques. </strong></p>
<p align="JUSTIFY">Une offre qui joue des coudes avec le meilleur du fromage transalpin, mais aussi des antipasti de toute beauté <strong>apprêtés par Bruno Cingolani, restaurateur étoilé d’Alba.</strong> L’homme fournit l’épicerie en farine, en riz et en produits secs comme cette onctueuse pâte au chocolat réalisée avec des noisettes du Piémont… <strong>Tout ici parle aux sens</strong>, comme la truffe du comptoir qui nous fait de l’œil ou ces éclats séchés de cèpes, au parfum envoûtant !</p>
<p align="JUSTIFY"><strong><i>« On travaille à 95% avec des producteurs bio »</i></strong><strong>,</strong> renchérit David qui tient à ce que les clients de l’épicerie trouvent chez Pane Vino de quoi faire des courses complètes. C’est la raison pour laquelle les deux hommes proposent aussi <strong>deux à trois plats cuisinés chaque jour</strong> (lasagnes, vitello tonnato, osso bucco…) et que David s’évertue à mettre en ligne une recette par semaine. <i>« Les clients n’ont plus qu’à passer acheter les ingrédients. Et ça plaît !&#8230; »</i></p>
<p align="JUSTIFY"><i>Tutti va bene !</i></p>
<p><span style="color: #808080;"><a href="https://www.facebook.com/panevinostrasbourg/"><strong>Pane Vino<br />
</strong></a></span><strong>8, rue du Sanglier<br />
</strong><strong>09 71 20 32 21</strong></p>
<p><strong>Horaires d&rsquo;ouvertures :</strong><br />
<strong>Lundi, de 14h à 19h30</strong><br />
<strong>Mardi au samedi de 10h à 19h30</strong></p>
<p>Par JiBé Matthieu &#8211; Photos : Pascal Spaeth</p>

                    [category@term] => Arts de la table
                    [category#2@term] => Gastronomie
                    [category#3@term] => STRASBOURG
                    [category#4@term] => Zut ! à table
                    [category#5@term] => In Vino Veritas
                    [category#6@term] => Italie
                    [category#7@term] => pane vino
                    [date_timestamp] => 1509376638
                )

            [6] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Tu m’as bien vu ?
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Mon, 30 Oct 2017 14:42:48 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 7
                            [subject] => Accessoires
                            [subject#2] => Design
                            [subject#3] => MODE
                            [subject#4] => STRASBOURG
                            [subject#5] => TENDANCES
                            [subject#6] => Les lunettes de gisèle
                            [subject#7] => optique
                        )

                    [category#] => 7
                    [category] => Accessoires
                    [category#2] => Design
                    [category#3] => MODE
                    [category#4] => STRASBOURG
                    [category#5] => TENDANCES
                    [category#6] => Les lunettes de gisèle
                    [category#7] => optique
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16964
                    [description#] => 1
                    [description] => Coup d’œil sur les marques phares du nouveau corner « green » des Lunettes de Gisèle, un opticien indépendant, à Strasbourg, qui se singularise par une vision plus responsable. On ne consomme plus n’importe comment, alors pour traquer les labels bio et responsables, on commence par chausser une paire de lunettes respectueuse de l’environnement et fabriquée en Europe. Par exemple l’une des créations de ces trois labels, mis en scène dès cet automne chez Les Lunettes de Gisèle, dans un nouvel espace &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_16966" style="width: 459px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele"><img class="wp-image-16966 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele_neubaueyewear.jpeg" alt="" width="449" height="333" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Neubau Eyewear</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><b>Coup d’œil sur les marques phares du nouveau corner « green » des Lunettes de Gisèle, un opticien indépendant, à Strasbourg, qui se singularise par une vision plus responsable.</b></p>
<p><span id="more-16964"></span></p>
<p style="text-align: justify;">On ne consomme plus n’importe comment, alors pour traquer les labels bio et responsables, on commence par chausser une <strong>paire de lunettes respectueuse de l’environnement</strong> et <strong>fabriquée en Europe</strong>. Par exemple l’une des créations de ces trois labels, mis en scène dès cet automne chez <a href="http://www.leslunettesdegisele.fr/">Les Lunettes de Gisèle</a>, dans un <strong>nouvel espace végétalisé.</strong></p>
<p><b>1 | Neubau Eyewear, le label éco-responsable</b></p>
<div id="attachment_16967" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-16967" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear-300x104.jpeg" alt="" width="300" height="104" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear-300x104.jpeg 300w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear.jpeg 321w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Neubau Eyewear, modèle Mia, colori 5540.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Créées dans le <strong>quartier branché de Neubau à Vienne</strong>, fief d’une j<strong>eunesse hipster soucieuse d’environnement</strong>, la nouvelle marque du groupe autrichien Silhouette International propose des solaires et optiques en <i>Natural SPX</i>, un polymère en acier léger inoxydable, 100 % hypoallergénique et fabriqué par un processus qui <strong>réduit au maximum les déchets</strong>.</p>
<p><b>2 | In’bô, des lunettes branchées</b></p>
<div id="attachment_16968" style="width: 309px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-16968" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-inbo.jpeg" alt="" width="299" height="121" /></p>
<p class="wp-caption-text">In&rsquo;bô, modèle War © JF hamard</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur atelier, basé dans les Vosges</strong>, produit des lunettes de vue et solaires mais aussi des vélos en bambou et des skateboards.<strong> Leur gamme premium envoie du bois.</strong> Réalisée en marqueterie de noyer, alisier et érable de France, elle est livrée dans un étui en cuir provenant de la tannerie <a href="http://www.tannerie-sovos.fr/fr/">Sovos Grosjean</a> au Thillot et <strong>cousu main</strong> dans leurs ateliers par Christophe Jacquemin.</p>
<p><b>3 |  Monkey Glasses, l’optique écologique</b></p>
<div id="attachment_16969" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-16969" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle-300x123.jpeg" alt="" width="300" height="123" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle-300x123.jpeg 300w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle.jpeg 317w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Monkey Glasses, modèle Indy</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Primé en 2016 pour son engagement équitable</strong>, son économie circulaire et son design durable, la marque danoise se distingue avec sa matière première, l’acétate de coton, <strong>anti-allergène</strong>, <strong>biodégradable et renouvelable, déclinée en plusieurs gammes.</strong> Polyvalente, elle peut atteindre une épaisseur de 4 mm, prendre l’aspect du bois, de la corne ou être composée, pour la collection <i>Crystal</i>, à 99 % de fleurs de coton et de bois. <a href="http://www.monkeyglasses.com/">Monkey Glasses</a> incite par ailleurs à soutenir <i>Save the Orangutan</i>, une association de sauvegarde des orangs-outans<i>.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><a href="http://www.leslunettesdegisele.fr">Les Lunettes de Gisèle</a><br />
</b><b>24, rue Brûlée, à Strasbourg<br />
</b><b>03 88 21 51 00<br />
</b></p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Coup d’œil sur les marques phares du nouveau corner « green » des Lunettes de Gisèle, un opticien indépendant, à Strasbourg, qui se singularise par une vision plus responsable. On ne consomme plus n’importe comment, alors pour traquer les labels bio et responsables, on commence par chausser une paire de lunettes respectueuse de l’environnement et fabriquée en Europe. Par exemple l’une des créations de ces trois labels, mis en scène dès cet automne chez Les Lunettes de Gisèle, dans un nouvel espace &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_16966" style="width: 459px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://zut-magazine.com/nouveau-corner-les-lunettes-de-gisele"><img class="wp-image-16966 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele_neubaueyewear.jpeg" alt="" width="449" height="333" /></a></p>
<p class="wp-caption-text">Neubau Eyewear</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><b>Coup d’œil sur les marques phares du nouveau corner « green » des Lunettes de Gisèle, un opticien indépendant, à Strasbourg, qui se singularise par une vision plus responsable.</b></p>
<p><span id="more-16964"></span></p>
<p style="text-align: justify;">On ne consomme plus n’importe comment, alors pour traquer les labels bio et responsables, on commence par chausser une <strong>paire de lunettes respectueuse de l’environnement</strong> et <strong>fabriquée en Europe</strong>. Par exemple l’une des créations de ces trois labels, mis en scène dès cet automne chez <a href="http://www.leslunettesdegisele.fr/">Les Lunettes de Gisèle</a>, dans un <strong>nouvel espace végétalisé.</strong></p>
<p><b>1 | Neubau Eyewear, le label éco-responsable</b></p>
<div id="attachment_16967" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-16967" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear-300x104.jpeg" alt="" width="300" height="104" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear-300x104.jpeg 300w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-neubaueyewear.jpeg 321w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Neubau Eyewear, modèle Mia, colori 5540.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;">Créées dans le <strong>quartier branché de Neubau à Vienne</strong>, fief d’une j<strong>eunesse hipster soucieuse d’environnement</strong>, la nouvelle marque du groupe autrichien Silhouette International propose des solaires et optiques en <i>Natural SPX</i>, un polymère en acier léger inoxydable, 100 % hypoallergénique et fabriqué par un processus qui <strong>réduit au maximum les déchets</strong>.</p>
<p><b>2 | In’bô, des lunettes branchées</b></p>
<div id="attachment_16968" style="width: 309px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-16968" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_leslunettesdegisele-inbo.jpeg" alt="" width="299" height="121" /></p>
<p class="wp-caption-text">In&rsquo;bô, modèle War © JF hamard</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur atelier, basé dans les Vosges</strong>, produit des lunettes de vue et solaires mais aussi des vélos en bambou et des skateboards.<strong> Leur gamme premium envoie du bois.</strong> Réalisée en marqueterie de noyer, alisier et érable de France, elle est livrée dans un étui en cuir provenant de la tannerie <a href="http://www.tannerie-sovos.fr/fr/">Sovos Grosjean</a> au Thillot et <strong>cousu main</strong> dans leurs ateliers par Christophe Jacquemin.</p>
<p><b>3 |  Monkey Glasses, l’optique écologique</b></p>
<div id="attachment_16969" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-medium wp-image-16969" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle-300x123.jpeg" alt="" width="300" height="123" srcset="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle-300x123.jpeg 300w, http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_monkeyglasses_leslunettesdegisèle.jpeg 317w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="wp-caption-text">Monkey Glasses, modèle Indy</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Primé en 2016 pour son engagement équitable</strong>, son économie circulaire et son design durable, la marque danoise se distingue avec sa matière première, l’acétate de coton, <strong>anti-allergène</strong>, <strong>biodégradable et renouvelable, déclinée en plusieurs gammes.</strong> Polyvalente, elle peut atteindre une épaisseur de 4 mm, prendre l’aspect du bois, de la corne ou être composée, pour la collection <i>Crystal</i>, à 99 % de fleurs de coton et de bois. <a href="http://www.monkeyglasses.com/">Monkey Glasses</a> incite par ailleurs à soutenir <i>Save the Orangutan</i>, une association de sauvegarde des orangs-outans<i>.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><a href="http://www.leslunettesdegisele.fr">Les Lunettes de Gisèle</a><br />
</b><b>24, rue Brûlée, à Strasbourg<br />
</b><b>03 88 21 51 00<br />
</b></p>

                    [category@term] => Accessoires
                    [category#2@term] => Design
                    [category#3@term] => MODE
                    [category#4@term] => STRASBOURG
                    [category#5@term] => TENDANCES
                    [category#6@term] => Les lunettes de gisèle
                    [category#7@term] => optique
                    [date_timestamp] => 1509374568
                )

            [7] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => You think you’re fierce ?
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/on-a-teste-pour-vous-le-voguing/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/on-a-teste-pour-vous-le-voguing/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Mon, 30 Oct 2017 13:30:51 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 10
                            [subject] => CULTURE
                            [subject#2] => Danse
                            [subject#3] => LIFESTYLE
                            [subject#4] => Sports
                            [subject#5] => STRASBOURG
                            [subject#6] => CIRA
                            [subject#7] => danse
                            [subject#8] => stage
                            [subject#9] => Strasbourg
                            [subject#10] => voguing
                        )

                    [category#] => 10
                    [category] => CULTURE
                    [category#2] => Danse
                    [category#3] => LIFESTYLE
                    [category#4] => Sports
                    [category#5] => STRASBOURG
                    [category#6] => CIRA
                    [category#7] => danse
                    [category#8] => stage
                    [category#9] => Strasbourg
                    [category#10] => voguing
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16940
                    [description#] => 1
                    [description] => Nouvel épisode de « On a testé pour vous » ! Cette fois, on vous fait découvrir un stage de voguing, organisé par le CIRA. Un reportage en images par nos envoyés spéciaux Alexandre Zebdi et Cécile Becker&#8230; 9h30: Croissants, cafés et cigarettes en main on se retrouve devant le CIRA. Fatigués de la soirée de la veille et du réveil plus que matinal pour un samedi matin, mais impatients de commencer. 9h45 : Le froid nous décide à rentrer. C&#8217;est clair, lumineux, &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/on-a-teste-pour-vous-le-voguing/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div id="attachment_16949" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16949 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt1-e1509367898752.jpg" alt="" width="620" height="414" /></p>
<p class="wp-caption-text">Non, ceci n&rsquo;est pas une tentative ratée de Macarena. Cécile tente une Hands performance couplée à un catwalk © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p><strong>Nouvel épisode de « On a testé pour vous » ! Cette fois, on vous fait découvrir un stage de voguing, organisé par le <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a>. Un r</strong><strong>eportage en images par nos envoyés spéciaux Alexandre Zebdi et Cécile Becker&#8230;</strong><span id="more-16940"></span></p>
<p style="text-align: justify;">9h30: <strong>Croissants, cafés et cigarettes en main</strong> on se retrouve devant le <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a>. Fatigués de la soirée de la veille et du réveil plus que matinal pour un samedi matin, mais impatients de commencer.</p>
<p style="text-align: justify;">9h45 : Le froid nous décide à rentrer. C&rsquo;est clair, lumineux, il fait chaud. Nous sommes accueillis par la chargée d&rsquo;accueil du <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a> qui nous indique notre salle au troisième étage, les vestiaires et nous précise qu&rsquo;il y aura un peu de retard. On refume une clope ?</p>
<p style="text-align: justify;">10h 20 : On se retrouve à 13 pour assister au stage. 10 femmes et 3 hommes, tous vêtus de nos plus beaux habits de lumière / de sport et plutôt enthousiastes. <strong>Lasseindra fait son entrée. Figure de proue du voguing</strong> en France et artiste queer ayant <strong>importé le mouvement en France dans les années 2000 </strong>après avoir découvert la culture à New York.</p>
<p>10h35 : Après une rapide et complète explication de l&rsquo;essence du <strong>voguing qui n&rsquo;est que la partie plus visible de la Ball Room</strong>, qui remonte aux années 50 et qui à l&rsquo;origine est un mouvement visant à <strong>l&rsquo;émancipation de la communauté LGBT</strong> (et plus particulièrement les trans) noire et latino. On apprendra que nous nous essaierons au voguefem, courant sensuel du voguing.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour plus de détails on invite à regarder le reportage <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hedJer7I1vI">Paris is burning</a> suivant pendant plusieurs années le mouvement à New York.</em></p>
<div id="attachment_16955" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16955 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt7-e1509367954115.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Lasseindra Ninja, fascinante. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">10h45 : Début de l&rsquo;échauffement, on s&rsquo;étire pour éviter tout faux mouvements, l&rsquo;occasion de faire quelques mouvements de voguing vus sur les internets. <strong>On se trouve encore à ce moment précis particulièrement doués.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">11h : On commence par apprendre la posture de base. La demie pointe. Jusque là pas de problème. Les choses se compliquent quand on comprend qu&rsquo;une fois en demie pointe, il va falloir tenir, longtemps (trèèèèèèès longtemps), fléchir les genoux et rester dans cette position (bonjour les cuisses, comment allez-vous ?). Aïe.</p>
<p>11h 30 : Après une demi-heure d&rsquo;articulations qui craquent et de mollets tremblants. On passe au catwalk : demies pointes, jambes fléchies, on marche, on danse, et on tient la position. Spoiler : c&rsquo;est douloureux. <em><strong>« Dans le voguing on va toujours de l&rsquo;avant ! »</strong></em>.</p>
<p><span style="text-align: justify;">11h 40 : Se voir danser dans un miroir n&rsquo;est pas forcément évident. Lasseindra nous fait prendre conscience que </span><strong style="text-align: justify;">dans notre société nous avons tous intériorisé une certaine forme de gêne par rapport à notre attitude, notre corps, nos formes et que le voguing a pour but de se libérer de ces contraintes, de ces regards.</strong></p>
<div id="attachment_16953" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16953 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt5-e1509369042700.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Toujours, Lasseindra. Coeur. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">12h : On introduit le mouvement de base des bras et des mains. Le tout paradant sur un <strong>Run way</strong> improvisé. C&rsquo;est assez joli. Il consiste en une succession de mouvement rapides et très géométriques. <em>« Des hiéroglyphes », </em>nous dit Lasseindra. Ouf ! On le maîtrise tous plus ou moins.</p>
<p style="text-align: justify;">12h 15 : Les choses se gâtent sérieusement. On commence la Flour Performance. Une chorégraphie de mouvements au sol rapides et sensuels. Roulades, jambes en ciseaux, grands écarts, mouvements saccadés, le tout calé sur le rythme de la musique. Le but est d&rsquo;attirer le regard, de jouer avec son propre corps. On redoute tous un peu notre tour, encore une fois le problème de l&rsquo;appropriation de son corps se pose. <em><strong>« C&rsquo;est ton corps, pas celui de ton voisin. Joue avec lui, attire les regards. Ce sont tes hanches, ta poitrine. C&rsquo;est à toi. » </strong></em>Facile à dire, en vrac : malaise, rouges aux joues, et roulés-boulés maladroits qui se finiront par des bleus aux genoux.</p>
<div id="attachment_16956" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16956 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt8-e1509368014817.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Non, Alexandre ne fait pas la sardine mais tente une Flour Performance. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">12h 40 : 5,6,7 et 8. 5,6, 7 et 8. On apprend à faire un catwalk déstructuré en ligne de 4. Plutôt pas mal. Il devient de <strong>plus en plus difficile de ne pas exploser de rire</strong> quand nos regards se croisent dans le miroir. Vivement la pause.</p>
<p style="text-align: justify;">13h : Pause à base de sandwich triangle et Monster Munch (de Balsen). <em>« Non mais je vais crever »</em>, <em>«J&rsquo;en peux plus. »</em>, <em>«Ils ont l&rsquo;air dégueux les beignets »</em>, <em>« Tu me passes une clope »</em>, <em>« Non mais tout est une question d&rsquo;attitude »</em>, <em><strong>« C&rsquo;est là que tu vois qui fait du sport ou pas. Moi par exemple j&rsquo;en fait pas. »</strong></em>, <em>« La prochaine fois on fait un reportage sur un resto c&rsquo;est moins physique. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">14h : Retour de la pause déjeuner, on reprend cette fois-ci avec le « Duckwalk » : avancer en rythme en étant accroupis, toujours en demie pointe mais surtout, en levant, baissant les bras en rythme et synchronisés à la musique. <strong>Ça a l&rsquo;air facile dit comme ça.</strong> <strong>On vous arrête tout de suite, ça ne l&rsquo;est pas.</strong> On tombe, une fois, deux fois et on recommence.</p>
<p style="text-align: justify;">14h15 : Lasseindra nous explique que si on n&rsquo;y arrive pas, c&rsquo;est parce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas d&rsquo;abdominaux. On le confirme. On part sur une séance d&rsquo;abdos. C&rsquo;est une torture. Les jambes tremblotent et les visages deviennent rouges. <strong>Mais tout va toujours mieux avec de la disco en fond sonore.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">14h40 : Lasseindra entame une « Hand performance » C&rsquo;est <strong>beau, gracieux sensuel et très fluide</strong>. On regarde impressionnés, en se disant que dans 3h nous aussi on saura le faire. Enfin on l&rsquo;espère, de toutes nos forces.</p>
<div id="attachment_16950" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16950 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt2-e1509368152834.jpg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Là, on ne sait pas trop ce que Cécile fait, mais remarquez les muscles saillants. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">15h : Après la démonstration, on commence à reproduire les mouvements de la « hand performance » à nos run ways. <strong>Coordonner les mouvements du haut du corps et du bas s&rsquo;avère compliqué.</strong> Le tout en n&rsquo;ayant pas l&rsquo;air de faire une Macarena douteuse. Mais une fois qu&rsquo;on prend le temps de repérer le tempo house, très répétitif, <strong>ça s&rsquo;améliore tout doucement.</strong></p>
<p>15h20 : Henri arrive pour prendre quelques photos. Et capture quelques clichés de nos run ways, en se moquant un peu face à <strong>nos performances plus ou moins gracieuses.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">15h50 : Une fois tout la série photo terminée, dont resort une jolie série d&rsquo;un participant plutôt doué, Henri se moque une dernière fois de nous et on l&rsquo;accompagne pour lui dire au revoir = fumer une cigarette.</p>
<div id="attachment_16948" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16948 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sequence-e1509368073140.jpg" alt="" width="500" height="354" /></p>
<p class="wp-caption-text">Il y a des élèves manifestement plus forts que d&rsquo;autres. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">16h :<strong> Le moment fatidique arrive. Le Dip &amp; Drop</strong> (celui de Lasseindra est très réputé et plus qu&rsquo;impressionnant). Il consiste à tourner sur soi-même, bloquer sa position et finir au sol une jambe en l&rsquo;air, l&rsquo;autre étant censée supporter le poids durant la descente en quatre temps. Une sorte de final en apothéose. Autant dire que nos dips &amp; drops étaient bien loin de ceux escomptés. <strong>Chutes, fous rires, et craquements partout.</strong></p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/6EalTT1mt9Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;">16h40 : La fin du stage approche, le moment d&rsquo;étirer nos muscles pour éviter les courbatures promises, <strong>sur fond de Diana Ross. Au fond de la salle, on ne tient plus en place,</strong> enchaînant roulades, postures de yoga et chorégraphies caliente, la fatigue reprend ses droits et notre niveau de concentration est au point mort.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qy185xXA93E" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;">17h : Un dernier bravo collectif aux <strong>vogueurs d&rsquo;un jour</strong> et le stage touche à sa fin. Le moment pour nous de poser quelques questions à Lasseindra qui nous explique avec découvert le voguing en 98 à New York dans un club house. Rapidement <strong>la curiosité se transforme en passion</strong> et il commence à fréquenter le milieu des <strong>Ball Rooms</strong> avant de faire son Run way et d&rsquo;intégrer l&rsquo;une des houses les plus légendaires : la <strong>House Ninja</strong>. Rentré en France, Lasseindra a emporté la communauté dans ses valises et importe le mouvement à Paris d&rsquo;abord puis dans toute l&rsquo;Europe, <strong>la scène ball room française venait d&rsquo;être créée.</strong> Lasseindra nous explique qu&rsquo;avant tout, le mouvement ball room est un état d&rsquo;esprit, une communauté où l&rsquo;on est en sécurité et où <strong>chacun trouve sa place loin des stéréotypes véhiculés par une société trop souvent hétéro-centrée et majoritairement blanche.</strong> Mais comme beaucoup d&rsquo;autres mouvements issus de la culture afro-américaine, la ball room fait face à une large <strong>réappropriation culturelle</strong>. Le voguing s&rsquo;éloigne alors peu à peu de son essence même et son aspect militant, ce qu&rsquo;il faut absolument protéger nous confie Lasseindra.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois jours après la fin du stage on est plutôt contents d&rsquo;avoir tenté l&rsquo;expérience malgré nos bleus et nos courbatures. C&rsquo;est un fait : nous ne voguerons jamais correctement, mais les mouvements intégrés pourront être dégainés ici ou là, au Mudd, au hasard&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le CIRA organise des stages de danse variés et accessibles à tous, amateurs comme professionnels tout au long de l&rsquo;année et on vous invite chaudement à y participer !</strong></p>
<p>Par Cécile Becker &amp; Alexandre Zebdi &#8211; Photos : Henri Vogt</p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/on-a-teste-pour-vous-le-voguing/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Nouvel épisode de « On a testé pour vous » ! Cette fois, on vous fait découvrir un stage de voguing, organisé par le CIRA. Un reportage en images par nos envoyés spéciaux Alexandre Zebdi et Cécile Becker&#8230; 9h30: Croissants, cafés et cigarettes en main on se retrouve devant le CIRA. Fatigués de la soirée de la veille et du réveil plus que matinal pour un samedi matin, mais impatients de commencer. 9h45 : Le froid nous décide à rentrer. C&#8217;est clair, lumineux, &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/on-a-teste-pour-vous-le-voguing/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div id="attachment_16949" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16949 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt1-e1509367898752.jpg" alt="" width="620" height="414" /></p>
<p class="wp-caption-text">Non, ceci n&rsquo;est pas une tentative ratée de Macarena. Cécile tente une Hands performance couplée à un catwalk © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p><strong>Nouvel épisode de « On a testé pour vous » ! Cette fois, on vous fait découvrir un stage de voguing, organisé par le <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a>. Un r</strong><strong>eportage en images par nos envoyés spéciaux Alexandre Zebdi et Cécile Becker&#8230;</strong><span id="more-16940"></span></p>
<p style="text-align: justify;">9h30: <strong>Croissants, cafés et cigarettes en main</strong> on se retrouve devant le <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a>. Fatigués de la soirée de la veille et du réveil plus que matinal pour un samedi matin, mais impatients de commencer.</p>
<p style="text-align: justify;">9h45 : Le froid nous décide à rentrer. C&rsquo;est clair, lumineux, il fait chaud. Nous sommes accueillis par la chargée d&rsquo;accueil du <a href="http://ciradanses.fr/">CIRA</a> qui nous indique notre salle au troisième étage, les vestiaires et nous précise qu&rsquo;il y aura un peu de retard. On refume une clope ?</p>
<p style="text-align: justify;">10h 20 : On se retrouve à 13 pour assister au stage. 10 femmes et 3 hommes, tous vêtus de nos plus beaux habits de lumière / de sport et plutôt enthousiastes. <strong>Lasseindra fait son entrée. Figure de proue du voguing</strong> en France et artiste queer ayant <strong>importé le mouvement en France dans les années 2000 </strong>après avoir découvert la culture à New York.</p>
<p>10h35 : Après une rapide et complète explication de l&rsquo;essence du <strong>voguing qui n&rsquo;est que la partie plus visible de la Ball Room</strong>, qui remonte aux années 50 et qui à l&rsquo;origine est un mouvement visant à <strong>l&rsquo;émancipation de la communauté LGBT</strong> (et plus particulièrement les trans) noire et latino. On apprendra que nous nous essaierons au voguefem, courant sensuel du voguing.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour plus de détails on invite à regarder le reportage <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hedJer7I1vI">Paris is burning</a> suivant pendant plusieurs années le mouvement à New York.</em></p>
<div id="attachment_16955" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16955 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt7-e1509367954115.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Lasseindra Ninja, fascinante. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">10h45 : Début de l&rsquo;échauffement, on s&rsquo;étire pour éviter tout faux mouvements, l&rsquo;occasion de faire quelques mouvements de voguing vus sur les internets. <strong>On se trouve encore à ce moment précis particulièrement doués.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">11h : On commence par apprendre la posture de base. La demie pointe. Jusque là pas de problème. Les choses se compliquent quand on comprend qu&rsquo;une fois en demie pointe, il va falloir tenir, longtemps (trèèèèèèès longtemps), fléchir les genoux et rester dans cette position (bonjour les cuisses, comment allez-vous ?). Aïe.</p>
<p>11h 30 : Après une demi-heure d&rsquo;articulations qui craquent et de mollets tremblants. On passe au catwalk : demies pointes, jambes fléchies, on marche, on danse, et on tient la position. Spoiler : c&rsquo;est douloureux. <em><strong>« Dans le voguing on va toujours de l&rsquo;avant ! »</strong></em>.</p>
<p><span style="text-align: justify;">11h 40 : Se voir danser dans un miroir n&rsquo;est pas forcément évident. Lasseindra nous fait prendre conscience que </span><strong style="text-align: justify;">dans notre société nous avons tous intériorisé une certaine forme de gêne par rapport à notre attitude, notre corps, nos formes et que le voguing a pour but de se libérer de ces contraintes, de ces regards.</strong></p>
<div id="attachment_16953" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16953 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt5-e1509369042700.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Toujours, Lasseindra. Coeur. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">12h : On introduit le mouvement de base des bras et des mains. Le tout paradant sur un <strong>Run way</strong> improvisé. C&rsquo;est assez joli. Il consiste en une succession de mouvement rapides et très géométriques. <em>« Des hiéroglyphes », </em>nous dit Lasseindra. Ouf ! On le maîtrise tous plus ou moins.</p>
<p style="text-align: justify;">12h 15 : Les choses se gâtent sérieusement. On commence la Flour Performance. Une chorégraphie de mouvements au sol rapides et sensuels. Roulades, jambes en ciseaux, grands écarts, mouvements saccadés, le tout calé sur le rythme de la musique. Le but est d&rsquo;attirer le regard, de jouer avec son propre corps. On redoute tous un peu notre tour, encore une fois le problème de l&rsquo;appropriation de son corps se pose. <em><strong>« C&rsquo;est ton corps, pas celui de ton voisin. Joue avec lui, attire les regards. Ce sont tes hanches, ta poitrine. C&rsquo;est à toi. » </strong></em>Facile à dire, en vrac : malaise, rouges aux joues, et roulés-boulés maladroits qui se finiront par des bleus aux genoux.</p>
<div id="attachment_16956" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16956 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt8-e1509368014817.jpeg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Non, Alexandre ne fait pas la sardine mais tente une Flour Performance. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">12h 40 : 5,6,7 et 8. 5,6, 7 et 8. On apprend à faire un catwalk déstructuré en ligne de 4. Plutôt pas mal. Il devient de <strong>plus en plus difficile de ne pas exploser de rire</strong> quand nos regards se croisent dans le miroir. Vivement la pause.</p>
<p style="text-align: justify;">13h : Pause à base de sandwich triangle et Monster Munch (de Balsen). <em>« Non mais je vais crever »</em>, <em>«J&rsquo;en peux plus. »</em>, <em>«Ils ont l&rsquo;air dégueux les beignets »</em>, <em>« Tu me passes une clope »</em>, <em>« Non mais tout est une question d&rsquo;attitude »</em>, <em><strong>« C&rsquo;est là que tu vois qui fait du sport ou pas. Moi par exemple j&rsquo;en fait pas. »</strong></em>, <em>« La prochaine fois on fait un reportage sur un resto c&rsquo;est moins physique. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">14h : Retour de la pause déjeuner, on reprend cette fois-ci avec le « Duckwalk » : avancer en rythme en étant accroupis, toujours en demie pointe mais surtout, en levant, baissant les bras en rythme et synchronisés à la musique. <strong>Ça a l&rsquo;air facile dit comme ça.</strong> <strong>On vous arrête tout de suite, ça ne l&rsquo;est pas.</strong> On tombe, une fois, deux fois et on recommence.</p>
<p style="text-align: justify;">14h15 : Lasseindra nous explique que si on n&rsquo;y arrive pas, c&rsquo;est parce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas d&rsquo;abdominaux. On le confirme. On part sur une séance d&rsquo;abdos. C&rsquo;est une torture. Les jambes tremblotent et les visages deviennent rouges. <strong>Mais tout va toujours mieux avec de la disco en fond sonore.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">14h40 : Lasseindra entame une « Hand performance » C&rsquo;est <strong>beau, gracieux sensuel et très fluide</strong>. On regarde impressionnés, en se disant que dans 3h nous aussi on saura le faire. Enfin on l&rsquo;espère, de toutes nos forces.</p>
<div id="attachment_16950" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16950 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_voguing_cira_henrivogt2-e1509368152834.jpg" alt="" width="500" height="334" /></p>
<p class="wp-caption-text">Là, on ne sait pas trop ce que Cécile fait, mais remarquez les muscles saillants. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">15h : Après la démonstration, on commence à reproduire les mouvements de la « hand performance » à nos run ways. <strong>Coordonner les mouvements du haut du corps et du bas s&rsquo;avère compliqué.</strong> Le tout en n&rsquo;ayant pas l&rsquo;air de faire une Macarena douteuse. Mais une fois qu&rsquo;on prend le temps de repérer le tempo house, très répétitif, <strong>ça s&rsquo;améliore tout doucement.</strong></p>
<p>15h20 : Henri arrive pour prendre quelques photos. Et capture quelques clichés de nos run ways, en se moquant un peu face à <strong>nos performances plus ou moins gracieuses.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">15h50 : Une fois tout la série photo terminée, dont resort une jolie série d&rsquo;un participant plutôt doué, Henri se moque une dernière fois de nous et on l&rsquo;accompagne pour lui dire au revoir = fumer une cigarette.</p>
<div id="attachment_16948" style="width: 510px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16948 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/sequence-e1509368073140.jpg" alt="" width="500" height="354" /></p>
<p class="wp-caption-text">Il y a des élèves manifestement plus forts que d&rsquo;autres. © <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>
</div>
<p style="text-align: justify;">16h :<strong> Le moment fatidique arrive. Le Dip &amp; Drop</strong> (celui de Lasseindra est très réputé et plus qu&rsquo;impressionnant). Il consiste à tourner sur soi-même, bloquer sa position et finir au sol une jambe en l&rsquo;air, l&rsquo;autre étant censée supporter le poids durant la descente en quatre temps. Une sorte de final en apothéose. Autant dire que nos dips &amp; drops étaient bien loin de ceux escomptés. <strong>Chutes, fous rires, et craquements partout.</strong></p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/6EalTT1mt9Y" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;">16h40 : La fin du stage approche, le moment d&rsquo;étirer nos muscles pour éviter les courbatures promises, <strong>sur fond de Diana Ross. Au fond de la salle, on ne tient plus en place,</strong> enchaînant roulades, postures de yoga et chorégraphies caliente, la fatigue reprend ses droits et notre niveau de concentration est au point mort.</p>
<p><center><iframe src="https://www.youtube.com/embed/qy185xXA93E" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></center></p>
<p style="text-align: justify;">17h : Un dernier bravo collectif aux <strong>vogueurs d&rsquo;un jour</strong> et le stage touche à sa fin. Le moment pour nous de poser quelques questions à Lasseindra qui nous explique avec découvert le voguing en 98 à New York dans un club house. Rapidement <strong>la curiosité se transforme en passion</strong> et il commence à fréquenter le milieu des <strong>Ball Rooms</strong> avant de faire son Run way et d&rsquo;intégrer l&rsquo;une des houses les plus légendaires : la <strong>House Ninja</strong>. Rentré en France, Lasseindra a emporté la communauté dans ses valises et importe le mouvement à Paris d&rsquo;abord puis dans toute l&rsquo;Europe, <strong>la scène ball room française venait d&rsquo;être créée.</strong> Lasseindra nous explique qu&rsquo;avant tout, le mouvement ball room est un état d&rsquo;esprit, une communauté où l&rsquo;on est en sécurité et où <strong>chacun trouve sa place loin des stéréotypes véhiculés par une société trop souvent hétéro-centrée et majoritairement blanche.</strong> Mais comme beaucoup d&rsquo;autres mouvements issus de la culture afro-américaine, la ball room fait face à une large <strong>réappropriation culturelle</strong>. Le voguing s&rsquo;éloigne alors peu à peu de son essence même et son aspect militant, ce qu&rsquo;il faut absolument protéger nous confie Lasseindra.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois jours après la fin du stage on est plutôt contents d&rsquo;avoir tenté l&rsquo;expérience malgré nos bleus et nos courbatures. C&rsquo;est un fait : nous ne voguerons jamais correctement, mais les mouvements intégrés pourront être dégainés ici ou là, au Mudd, au hasard&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le CIRA organise des stages de danse variés et accessibles à tous, amateurs comme professionnels tout au long de l&rsquo;année et on vous invite chaudement à y participer !</strong></p>
<p>Par Cécile Becker &amp; Alexandre Zebdi &#8211; Photos : Henri Vogt</p>

                    [category@term] => CULTURE
                    [category#2@term] => Danse
                    [category#3@term] => LIFESTYLE
                    [category#4@term] => Sports
                    [category#5@term] => STRASBOURG
                    [category#6@term] => CIRA
                    [category#7@term] => danse
                    [category#8@term] => stage
                    [category#9@term] => Strasbourg
                    [category#10@term] => voguing
                    [date_timestamp] => 1509370251
                )

            [8] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Ceci est un fruit
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/cafe-bretelles-strasbourg-torrefacteur/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/cafe-bretelles-strasbourg-torrefacteur/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Thu, 26 Oct 2017 13:21:29 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 9
                            [subject] => Arts de la table
                            [subject#2] => Gourmandises
                            [subject#3] => LIFESTYLE
                            [subject#4] => STRASBOURG
                            [subject#5] => Zut ! à table
                            [subject#6] => café
                            [subject#7] => krutenau
                            [subject#8] => Strasbourg
                            [subject#9] => torréfacteur
                        )

                    [category#] => 9
                    [category] => Arts de la table
                    [category#2] => Gourmandises
                    [category#3] => LIFESTYLE
                    [category#4] => STRASBOURG
                    [category#5] => Zut ! à table
                    [category#6] => café
                    [category#7] => krutenau
                    [category#8] => Strasbourg
                    [category#9] => torréfacteur
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16921
                    [description#] => 1
                    [description] => Après l’implantation de deux coffee shops qui ont largement contribué à l’explosion de la « culture café » à Strasbourg, l’équipe du Café Bretelles – associée au torréfacteur Mokxa – a ouvert sa propre « Torré ». La torréfaction, un métier où la maîtrise côtoie quelques impondérables… C’est un fait : boire un café en France n’est pas une chose sérieuse. On le boit accoudé au zinc entre deux articles de L’Équipe, en clôture de repas ou à la pause, servi par la Nespresso installée à côté &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/cafe-bretelles-strasbourg-torrefacteur/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <p align="JUSTIFY"><img class="aligncenter wp-image-16922 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur-e1509023072291.jpeg" alt="" width="600" height="397" /></p>
<p align="JUSTIFY"><b>Après l’implantation de deux coffee shops qui ont largement contribué à l’explosion de la « culture café » à Strasbourg, l’équipe du Café Bretelles – associée au torréfacteur Mokxa – a ouvert sa propre « Torré ». La torréfaction, un métier où la maîtrise côtoie quelques impondérables…</b><span id="more-16921"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-16923 size-full" style="text-align: justify;" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur1-e1509023163109.jpeg" alt="" width="251" height="344" />C’est un fait : <strong>boire un café en France n’est pas une chose sérieuse</strong>. On le boit accoudé au zinc entre deux articles de <i>L’Équipe</i>, en clôture de repas ou à la pause, servi par la Nespresso installée à côté de la photocopieuse, généralement en quelques secondes. Ny Aina Bernardson, co-fondateur du Café Bretelles, barista et désormais torréfacteur, s’offusque : <i>« <strong>En France, le café est soit bu comme un médicament, pour un coup de fouet en pleine journée, soit il est un réflexe.</strong> Il nous est important de changer les mentalités, pour qu’il devienne un plaisir. C’est un peu comme le vin. »</i> Les parallèles sont un effet troublants : si on parle de cafés de spécialité comme on parle de vins naturels, c’est que leurs goûts sont à la fois dépendants de leur origine (Panama, Kenya, Brésil, etc.), de leur terroir, de la manière dont il a été cultivé, récolté. Un bon torréfacteur se doit donc de connaître l’exploitation et ses méthodes pour tirer le meilleur jus du noyau de ce fruit aux allures de cerise. Et aussi de rémunérer les producteurs à la hauteur de leurs efforts : au-delà de la tendance, les équipes du Bretelles et de Mokxa font preuve d’un vrai engagement.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour faire « sortir de terre » cette Torré, en plein <strong>quartier de la Krutenau</strong>, le Café Bretelles, déjà associé à la maison Mokxa, s’est formé et a installé tout le matériel nécessaire à la transformation du grain vert, dont le parfum à cru est déjà un <strong>critère de qualité</strong>. D’une origine à l’autre, le nez se laisse surprendre par des notes tantôt herbacées, terreuses ou acides. Mais c’est <strong>quand le travail de torréfaction commence que les choses se corsent</strong>. Ny Aina, concentré et placide, a devant lui les outils pour contrôler et garder une trace de tous les paramètres qui feront la réussite – ou l’échec – de sa torréfaction : un ordinateur relié à une sonde, elle-même relié au torréfacteur, un deuxième écran pour régler températures et vitesse du tambour, un tableau où il indiquera températures et données, un colorimètre et un échantillon d’une précédente torréfaction à titre de comparaison. Chaque torréfaction, qu’on appelle “batch”, même si elle provient du même sac et de la même origine, peut-être radicalement différente. D’autant qu’un bon <strong>nombre d’éléments impondérables peuvent jouer sur sa qualité</strong> : météo, température intérieure, humidité ou caprices technologiques… Il s’agit donc d’associer compétences et intuitions. Un <strong>travail précis</strong> qui fait le bonheur de quelques restaurants, cafés et bars exigeants qui se fournissent et se forment auprès de la Torré : <a href="http://www.jourdefete-strasbourg.fr/">Jour de Fête</a>, <a href="https://www.facebook.com/lecafegrognon/">Le Grognon</a>, <a href="https://www.facebook.com/cafevelo.lemaquis/">Le Maquis</a> ou<a href="https://www.facebook.com/lebotaniste.stbg/"> Le Botaniste</a> notamment.</p>
<p align="JUSTIFY">&gt; <b>Une science pas très exacte</b><img class="alignleft wp-image-16924 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur2-e1509023242371.jpeg" alt="" width="232" height="340" /></p>
<p align="JUSTIFY">Torréfier un “batch” prend environ 11 minutes, et <i>« chaque dizaine de secondes compte »</i>. Si Mokxa a préétabli des profils de torréfaction, Ny Aina a adapté, au fil de son expérience, les paramètres au type de machine et à l’atmosphère strasbourgeoise. Pour torréfier son batch de Kenya, il suit ainsi deux courbes : la température et la vitesse à laquelle elle monte. Il ajuste la vitesse du tambour, la température du gaz, la température de sortie et le</p>
<p align="JUSTIFY">flux d’air chaud. <i>« L’air chaud cuit uniformément, il faut être attentif à cela autant qu’à la chaleur envoyée, sinon les grains vont se coller aux parois et être trop cuit à l’intérieur. »</i> Le grain prend ainsi 6°C toutes les 30 secondes et sa couleur change très rapidement. Après 11 minutes, les grains torréfiés sont expulsés et refroidis par une clim intégrée. Vient ensuite le contrôle qui se fait en deux temps. Quelques minutes après la torréfaction, Ny Aina vérifie la colorimétrie après avoir moulu quelques grains : <strong>l’odeur est déjà délicieuse</strong>. <i>« Les parfums se révéleront d’autant plus d’ici cinq jours »</i>, précise-t-il. Verdict ? <i>« Il y a 7 points de différences avec la précédente torréfaction, le grain a cuit plus longtemps à basse température, ça ne va pas… »</i> Ny Aina, insatisfait, confirmera ou infirmera son ressenti le lendemain lors de la dégustation.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>« <strong>Il y a plusieurs méthodes pour goûter le café</strong>. Nous avons choisi la brésilienne, qu’on appelle le “cupping” : 12 grammes de café fraîchement moulu dans une tasse arrosé d’une eau à 92°C, le tout infusé pendant 4 minutes. »</i> On retire ensuite la croute de marc remontée à la surface, on trempe une cuillère tout à fait ronde, on aspire – le bruit est plus que particulier –, on recrache. Même origine, mêmes courbes, mais <strong>d’une tasse à l’autre, le goût et les parfums ne sont pas les mêmes</strong>. Deuxième verdict ? Au final, l’échantillon possiblement raté est le meilleur des sept batchs torréfiés… Mystère…</p>
<p align="JUSTIFY"><b>La Torré by Bretelles x Mokxa<br />
</b><b>56, rue de Zurich</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.facebook.com/coffeeshopCafeBretelles/"><b>Café Bretelles Krutenau<br />
</b></a><b>57, rue de Zurich</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.facebook.com/coffeeshopCafeBretelles/"><b>Café Bretelles Petite France<br />
</b></a><b>36, rue du Bain-aux-plantes</b></p>
<p align="JUSTIFY"><b><a href="http://suspenders.fr/">suspenders.fr<br />
</a></b><a href="https://www.cafemokxa.com/"><b>cafemokxa.com</b></a></p>
<p align="JUSTIFY">Par Cécile Becker &#8211; Photos <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/cafe-bretelles-strasbourg-torrefacteur/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => Après l’implantation de deux coffee shops qui ont largement contribué à l’explosion de la « culture café » à Strasbourg, l’équipe du Café Bretelles – associée au torréfacteur Mokxa – a ouvert sa propre « Torré ». La torréfaction, un métier où la maîtrise côtoie quelques impondérables… C’est un fait : boire un café en France n’est pas une chose sérieuse. On le boit accoudé au zinc entre deux articles de L’Équipe, en clôture de repas ou à la pause, servi par la Nespresso installée à côté &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/cafe-bretelles-strasbourg-torrefacteur/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <p align="JUSTIFY"><img class="aligncenter wp-image-16922 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur-e1509023072291.jpeg" alt="" width="600" height="397" /></p>
<p align="JUSTIFY"><b>Après l’implantation de deux coffee shops qui ont largement contribué à l’explosion de la « culture café » à Strasbourg, l’équipe du Café Bretelles – associée au torréfacteur Mokxa – a ouvert sa propre « Torré ». La torréfaction, un métier où la maîtrise côtoie quelques impondérables…</b><span id="more-16921"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft wp-image-16923 size-full" style="text-align: justify;" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur1-e1509023163109.jpeg" alt="" width="251" height="344" />C’est un fait : <strong>boire un café en France n’est pas une chose sérieuse</strong>. On le boit accoudé au zinc entre deux articles de <i>L’Équipe</i>, en clôture de repas ou à la pause, servi par la Nespresso installée à côté de la photocopieuse, généralement en quelques secondes. Ny Aina Bernardson, co-fondateur du Café Bretelles, barista et désormais torréfacteur, s’offusque : <i>« <strong>En France, le café est soit bu comme un médicament, pour un coup de fouet en pleine journée, soit il est un réflexe.</strong> Il nous est important de changer les mentalités, pour qu’il devienne un plaisir. C’est un peu comme le vin. »</i> Les parallèles sont un effet troublants : si on parle de cafés de spécialité comme on parle de vins naturels, c’est que leurs goûts sont à la fois dépendants de leur origine (Panama, Kenya, Brésil, etc.), de leur terroir, de la manière dont il a été cultivé, récolté. Un bon torréfacteur se doit donc de connaître l’exploitation et ses méthodes pour tirer le meilleur jus du noyau de ce fruit aux allures de cerise. Et aussi de rémunérer les producteurs à la hauteur de leurs efforts : au-delà de la tendance, les équipes du Bretelles et de Mokxa font preuve d’un vrai engagement.</p>
<p align="JUSTIFY">Pour faire « sortir de terre » cette Torré, en plein <strong>quartier de la Krutenau</strong>, le Café Bretelles, déjà associé à la maison Mokxa, s’est formé et a installé tout le matériel nécessaire à la transformation du grain vert, dont le parfum à cru est déjà un <strong>critère de qualité</strong>. D’une origine à l’autre, le nez se laisse surprendre par des notes tantôt herbacées, terreuses ou acides. Mais c’est <strong>quand le travail de torréfaction commence que les choses se corsent</strong>. Ny Aina, concentré et placide, a devant lui les outils pour contrôler et garder une trace de tous les paramètres qui feront la réussite – ou l’échec – de sa torréfaction : un ordinateur relié à une sonde, elle-même relié au torréfacteur, un deuxième écran pour régler températures et vitesse du tambour, un tableau où il indiquera températures et données, un colorimètre et un échantillon d’une précédente torréfaction à titre de comparaison. Chaque torréfaction, qu’on appelle “batch”, même si elle provient du même sac et de la même origine, peut-être radicalement différente. D’autant qu’un bon <strong>nombre d’éléments impondérables peuvent jouer sur sa qualité</strong> : météo, température intérieure, humidité ou caprices technologiques… Il s’agit donc d’associer compétences et intuitions. Un <strong>travail précis</strong> qui fait le bonheur de quelques restaurants, cafés et bars exigeants qui se fournissent et se forment auprès de la Torré : <a href="http://www.jourdefete-strasbourg.fr/">Jour de Fête</a>, <a href="https://www.facebook.com/lecafegrognon/">Le Grognon</a>, <a href="https://www.facebook.com/cafevelo.lemaquis/">Le Maquis</a> ou<a href="https://www.facebook.com/lebotaniste.stbg/"> Le Botaniste</a> notamment.</p>
<p align="JUSTIFY">&gt; <b>Une science pas très exacte</b><img class="alignleft wp-image-16924 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/zut_web_torrefacteur2-e1509023242371.jpeg" alt="" width="232" height="340" /></p>
<p align="JUSTIFY">Torréfier un “batch” prend environ 11 minutes, et <i>« chaque dizaine de secondes compte »</i>. Si Mokxa a préétabli des profils de torréfaction, Ny Aina a adapté, au fil de son expérience, les paramètres au type de machine et à l’atmosphère strasbourgeoise. Pour torréfier son batch de Kenya, il suit ainsi deux courbes : la température et la vitesse à laquelle elle monte. Il ajuste la vitesse du tambour, la température du gaz, la température de sortie et le</p>
<p align="JUSTIFY">flux d’air chaud. <i>« L’air chaud cuit uniformément, il faut être attentif à cela autant qu’à la chaleur envoyée, sinon les grains vont se coller aux parois et être trop cuit à l’intérieur. »</i> Le grain prend ainsi 6°C toutes les 30 secondes et sa couleur change très rapidement. Après 11 minutes, les grains torréfiés sont expulsés et refroidis par une clim intégrée. Vient ensuite le contrôle qui se fait en deux temps. Quelques minutes après la torréfaction, Ny Aina vérifie la colorimétrie après avoir moulu quelques grains : <strong>l’odeur est déjà délicieuse</strong>. <i>« Les parfums se révéleront d’autant plus d’ici cinq jours »</i>, précise-t-il. Verdict ? <i>« Il y a 7 points de différences avec la précédente torréfaction, le grain a cuit plus longtemps à basse température, ça ne va pas… »</i> Ny Aina, insatisfait, confirmera ou infirmera son ressenti le lendemain lors de la dégustation.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>« <strong>Il y a plusieurs méthodes pour goûter le café</strong>. Nous avons choisi la brésilienne, qu’on appelle le “cupping” : 12 grammes de café fraîchement moulu dans une tasse arrosé d’une eau à 92°C, le tout infusé pendant 4 minutes. »</i> On retire ensuite la croute de marc remontée à la surface, on trempe une cuillère tout à fait ronde, on aspire – le bruit est plus que particulier –, on recrache. Même origine, mêmes courbes, mais <strong>d’une tasse à l’autre, le goût et les parfums ne sont pas les mêmes</strong>. Deuxième verdict ? Au final, l’échantillon possiblement raté est le meilleur des sept batchs torréfiés… Mystère…</p>
<p align="JUSTIFY"><b>La Torré by Bretelles x Mokxa<br />
</b><b>56, rue de Zurich</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.facebook.com/coffeeshopCafeBretelles/"><b>Café Bretelles Krutenau<br />
</b></a><b>57, rue de Zurich</b></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="https://www.facebook.com/coffeeshopCafeBretelles/"><b>Café Bretelles Petite France<br />
</b></a><b>36, rue du Bain-aux-plantes</b></p>
<p align="JUSTIFY"><b><a href="http://suspenders.fr/">suspenders.fr<br />
</a></b><a href="https://www.cafemokxa.com/"><b>cafemokxa.com</b></a></p>
<p align="JUSTIFY">Par Cécile Becker &#8211; Photos <a href="http://www.henrivogtphoto.com/">Henri Vogt</a></p>

                    [category@term] => Arts de la table
                    [category#2@term] => Gourmandises
                    [category#3@term] => LIFESTYLE
                    [category#4@term] => STRASBOURG
                    [category#5@term] => Zut ! à table
                    [category#6@term] => café
                    [category#7@term] => krutenau
                    [category#8@term] => Strasbourg
                    [category#9@term] => torréfacteur
                    [date_timestamp] => 1509024089
                )

            [9] => Array
                (
                    [title#] => 1
                    [title] => Spectre chromatique
                    [link#] => 1
                    [link] => http://zut-magazine.com/spectre-chromatique/
                    [comments#] => 1
                    [comments] => http://zut-magazine.com/spectre-chromatique/#respond
                    [pubdate#] => 1
                    [pubdate] => Thu, 19 Oct 2017 10:31:11 +0000
                    [dc] => Array
                        (
                            [creator#] => 1
                            [creator] => Alexandre Zebdi
                            [subject#] => 11
                            [subject] => CULTURE
                            [subject#2] => Exposition
                            [subject#3] => Illustration
                            [subject#4] => Peinture
                            [subject#5] => STRASBOURG
                            [subject#6] => Art Contemporain
                            [subject#7] => exposition
                            [subject#8] => frank fischer
                            [subject#9] => galerie Radial Art Contemporain
                            [subject#10] => Strasbourg
                            [subject#11] => tomi ungerer
                        )

                    [category#] => 11
                    [category] => CULTURE
                    [category#2] => Exposition
                    [category#3] => Illustration
                    [category#4] => Peinture
                    [category#5] => STRASBOURG
                    [category#6] => Art Contemporain
                    [category#7] => exposition
                    [category#8] => frank fischer
                    [category#9] => galerie Radial Art Contemporain
                    [category#10] => Strasbourg
                    [category#11] => tomi ungerer
                    [guid#] => 1
                    [guid@] => ispermalink
                    [guid@ispermalink] => false
                    [guid] => http://zut-magazine.com/?p=16883
                    [description#] => 1
                    [description] => La galerie Radial Art Contemporain consacre, du 21 octobre au 20 novembre, pour les 85 ans de l&#8217;artiste alsacien incontournable Tomi Ungerer, une exposition d&#8217;œuvres conçues spécialement pour l&#8217;occasion par Franck Fischer. Un hommage chromatique. Marqué dans son enfance par les célèbres ouvrages de Tomi Ungerer The Moon Man, The three Robbers, Frank Fischer s&#8217;est vu confier par Frédéric Croizier, galeriste d&#8217;art contemporain à Strasbourg, la mission de retranscrire les oeuvres de l&#8217;artiste mondialement reconnu et pionnier de la littérature &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/spectre-chromatique/" >&#8594;</a>
                    [content] => Array
                        (
                            [encoded#] => 1
                            [encoded] => <div>
<div id="attachment_16885" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16885 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/Moon-Man-22Moon-Man-Visits-Earth-Tomi-Ungerer22-200x200cm-on-two-panels-2017-Moon-Man-follows-its-lonely-protagonist-as-he-visits-Earth-for-the-very-first-time-Tomi-Ungerers-1967-book-o-e1508408557906.jpg" alt="" width="620" height="620" /></p>
<p class="wp-caption-text">Frank Fischer &#8211; Moon Man Visits Earth (Tomi Ungerer) 200x200cm</p>
</div>
<p><strong style="text-align: justify;">La galerie Radial Art Contemporain consacre, du 21 octobre au 20 novembre, pour les 85 ans de l&rsquo;artiste alsacien incontournable Tomi Ungerer, une exposition d&rsquo;œuvres conçues spécialement pour l&rsquo;occasion par Franck Fischer. Un hommage chromatique.</strong></p>
</div>
<p><span id="more-16883"></span></p>
<div>Marqué dans son enfance par les célèbres ouvrages de <strong>Tomi Ungerer</strong> <a href="https://www.babelio.com/livres/Ungerer-Jean-de-la-Lune/150352"><em>The Moon Man</em></a>, <a href="https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/trois-brigands"><em>The three Robb</em>ers</a>, <a href="http://www.frankfischer.co.uk/frank_fischer/Home.html">Frank Fische</a>r s&rsquo;est vu confier par Frédéric Croizier, galeriste d&rsquo;art contemporain à Strasbourg, la mission de retranscrire les oeuvres de l&rsquo;artiste mondialement reconnu et pionnier de la littérature jeunesse. Or la question de l&rsquo;authenticité se pose. <strong>Comment rendre hommage à un artiste ?</strong></div>
<div>
<span style="text-align: justify;">Né en Suisse dans les années 70 et vivant à Londres, Franck Fischer a le vent en poupe. Exposé depuis le milieu des années 2000 dans les </span><strong style="text-align: justify;">galeries les plus côtés du monde</strong><span style="text-align: justify;">, il a su imposer son style dans le milieu de l&rsquo;art contemporain. Ses oeuvres métalliques, précises, composées de lignes de couleurs verticales nous interpellent, à travers la </span><strong style="text-align: justify;">perfection de ces tracés quasi chirurgicaux</strong><span style="text-align: justify;">. Les rouges se confrontent aux blancs, les noirs subliment les oranges, les bleus se fondent en camaieu.</span></div>
<div style="text-align: justify;">
<div>
Ces codes-barres lumineux sont le fruit d&rsquo;un travail audacieux, <strong>mêlant technologie et méthodes traditionnelles</strong>, dont le processus est le résultat d&rsquo;années d&rsquo;expérimentation, dont seules les coulures de peintures en bas de tableau laissent entre-apercevoir la procédure et font prendre conscience alors de l&rsquo;ampleur de la recherche artistique.</div>
<div style="text-align: justify;">
<div>
À travers ces oeuvres dont la <strong>force saute au regard</strong>, on se retrouve comme <strong>hypnotisé par cette répétition quasi parfaite</strong>, <strong>l&rsquo;imaginaire s&rsquo;ouvre à nous</strong> et nous emporte en compagnie de Jean de la Lune et des Trois Brigands. Un hommage réussi.</div>
<div></div>
<div><strong>Réminiscences</strong></div>
<div></div>
<div>
<div><a href="http://www.radial-gallery.eu/"><strong>Galerie Radial</strong></a></div>
<div><strong>11, quai Turckheim</strong></div>
<div><strong>21 octobre &gt; 30 novembre</strong></div>
</div>
<div><a href="https://www.eda.admin.ch/strasbourg"><strong><br />
Consulat Général de Suisse</strong></a></div>
<div><strong>23 rue Herder</strong></div>
<div><strong>20 octobre &gt; 30 novembre</strong></div>
<div></div>
<div>Par Alexandre Zebdi</div>
<div></div>
</div>
</div>

                        )

                    [wfw] => Array
                        (
                            [commentrss#] => 1
                            [commentrss] => http://zut-magazine.com/spectre-chromatique/feed/
                        )

                    [slash] => Array
                        (
                            [comments#] => 1
                            [comments] => 0
                        )

                    [summary#] => 1
                    [summary] => La galerie Radial Art Contemporain consacre, du 21 octobre au 20 novembre, pour les 85 ans de l&#8217;artiste alsacien incontournable Tomi Ungerer, une exposition d&#8217;œuvres conçues spécialement pour l&#8217;occasion par Franck Fischer. Un hommage chromatique. Marqué dans son enfance par les célèbres ouvrages de Tomi Ungerer The Moon Man, The three Robbers, Frank Fischer s&#8217;est vu confier par Frédéric Croizier, galeriste d&#8217;art contemporain à Strasbourg, la mission de retranscrire les oeuvres de l&#8217;artiste mondialement reconnu et pionnier de la littérature &#8230; <a href="http://zut-magazine.com/spectre-chromatique/" >&#8594;</a>
                    [atom_content#] => 1
                    [atom_content] => <div>
<div id="attachment_16885" style="width: 630px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-16885 size-full" src="http://zut-magazine.com/wp-content/uploads/2017/10/Moon-Man-22Moon-Man-Visits-Earth-Tomi-Ungerer22-200x200cm-on-two-panels-2017-Moon-Man-follows-its-lonely-protagonist-as-he-visits-Earth-for-the-very-first-time-Tomi-Ungerers-1967-book-o-e1508408557906.jpg" alt="" width="620" height="620" /></p>
<p class="wp-caption-text">Frank Fischer &#8211; Moon Man Visits Earth (Tomi Ungerer) 200x200cm</p>
</div>
<p><strong style="text-align: justify;">La galerie Radial Art Contemporain consacre, du 21 octobre au 20 novembre, pour les 85 ans de l&rsquo;artiste alsacien incontournable Tomi Ungerer, une exposition d&rsquo;œuvres conçues spécialement pour l&rsquo;occasion par Franck Fischer. Un hommage chromatique.</strong></p>
</div>
<p><span id="more-16883"></span></p>
<div>Marqué dans son enfance par les célèbres ouvrages de <strong>Tomi Ungerer</strong> <a href="https://www.babelio.com/livres/Ungerer-Jean-de-la-Lune/150352"><em>The Moon Man</em></a>, <a href="https://www.ecoledesloisirs.fr/livre/trois-brigands"><em>The three Robb</em>ers</a>, <a href="http://www.frankfischer.co.uk/frank_fischer/Home.html">Frank Fische</a>r s&rsquo;est vu confier par Frédéric Croizier, galeriste d&rsquo;art contemporain à Strasbourg, la mission de retranscrire les oeuvres de l&rsquo;artiste mondialement reconnu et pionnier de la littérature jeunesse. Or la question de l&rsquo;authenticité se pose. <strong>Comment rendre hommage à un artiste ?</strong></div>
<div>
<span style="text-align: justify;">Né en Suisse dans les années 70 et vivant à Londres, Franck Fischer a le vent en poupe. Exposé depuis le milieu des années 2000 dans les </span><strong style="text-align: justify;">galeries les plus côtés du monde</strong><span style="text-align: justify;">, il a su imposer son style dans le milieu de l&rsquo;art contemporain. Ses oeuvres métalliques, précises, composées de lignes de couleurs verticales nous interpellent, à travers la </span><strong style="text-align: justify;">perfection de ces tracés quasi chirurgicaux</strong><span style="text-align: justify;">. Les rouges se confrontent aux blancs, les noirs subliment les oranges, les bleus se fondent en camaieu.</span></div>
<div style="text-align: justify;">
<div>
Ces codes-barres lumineux sont le fruit d&rsquo;un travail audacieux, <strong>mêlant technologie et méthodes traditionnelles</strong>, dont le processus est le résultat d&rsquo;années d&rsquo;expérimentation, dont seules les coulures de peintures en bas de tableau laissent entre-apercevoir la procédure et font prendre conscience alors de l&rsquo;ampleur de la recherche artistique.</div>
<div style="text-align: justify;">
<div>
À travers ces oeuvres dont la <strong>force saute au regard</strong>, on se retrouve comme <strong>hypnotisé par cette répétition quasi parfaite</strong>, <strong>l&rsquo;imaginaire s&rsquo;ouvre à nous</strong> et nous emporte en compagnie de Jean de la Lune et des Trois Brigands. Un hommage réussi.</div>
<div></div>
<div><strong>Réminiscences</strong></div>
<div></div>
<div>
<div><a href="http://www.radial-gallery.eu/"><strong>Galerie Radial</strong></a></div>
<div><strong>11, quai Turckheim</strong></div>
<div><strong>21 octobre &gt; 30 novembre</strong></div>
</div>
<div><a href="https://www.eda.admin.ch/strasbourg"><strong><br />
Consulat Général de Suisse</strong></a></div>
<div><strong>23 rue Herder</strong></div>
<div><strong>20 octobre &gt; 30 novembre</strong></div>
<div></div>
<div>Par Alexandre Zebdi</div>
<div></div>
</div>
</div>

                    [category@term] => CULTURE
                    [category#2@term] => Exposition
                    [category#3@term] => Illustration
                    [category#4@term] => Peinture
                    [category#5@term] => STRASBOURG
                    [category#6@term] => Art Contemporain
                    [category#7@term] => exposition
                    [category#8@term] => frank fischer
                    [category#9@term] => galerie Radial Art Contemporain
                    [category#10@term] => Strasbourg
                    [category#11@term] => tomi ungerer
                    [date_timestamp] => 1508409071
                )

        )

    [channel] => Array
        (
            [title#] => 1
            [title] => Zut
            [atom] => Array
                (
                    [link#] => 1
                    [link@] => href,rel,type
                    [link@href] => http://zut-magazine.com/feed/
                    [link@rel] => self
                    [link@type] => application/rss+xml
                )

            [link#] => 1
            [link] => http://zut-magazine.com
            [description#] => 1
            [description] => Culture, Tendances, Lifestyle
            [lastbuilddate#] => 1
            [lastbuilddate] => Fri, 17 Nov 2017 09:12:40 +0000
            [language#] => 1
            [language] => fr-FR
            [sy] => Array
                (
                    [updateperiod#] => 1
                    [updateperiod] => hourly
                    [updatefrequency#] => 1
                    [updatefrequency] => 1
                )

            [xhtml] => Array
                (
                    [meta#] => 1
                    [meta@] => xmlns:xhtml,name,content
                    [meta@xmlns:xhtml] => http://www.w3.org/1999/xhtml
                    [meta@name] => robots
                    [meta@content] => noindex
                )

            [tagline#] => 1
            [tagline] => Culture, Tendances, Lifestyle
            [subtitle#] => 1
            [subtitle] => Culture, Tendances, Lifestyle
        )

    [textinput] => Array
        (
        )

    [image] => Array
        (
        )

    [feed_type] => RSS
    [feed_version] => 2.0
    [encoding] => UTF-8
    [_source_encoding] => 
    [ERROR] => 
    [WARNING] => 
    [_ATOM_CONTENT_CONSTRUCTS] => Array
        (
            [0] => content
            [1] => summary
            [2] => title
            [3] => info
            [4] => tagline
            [5] => copyright
            [6] => rights
            [7] => subtitle
        )

    [_XHTML_CONTENT_CONSTRUCTS] => Array
        (
            [0] => body
            [1] => div
        )

    [_KNOWN_ENCODINGS] => Array
        (
            [0] => UTF-8
            [1] => US-ASCII
            [2] => ISO-8859-1
        )

    [stack] => Array
        (
        )

    [inchannel] => 
    [initem] => 
    [incontent] => Array
        (
        )

    [exclude_top] => 
    [intextinput] => 
    [inimage] => 
    [current_namespace] => 
    [current_category] => 0
    [last_modified] => Fri, 17 Nov 2017 09:12:40 GMT

    [etag] => "0d48410011837981c1a79458bbc33be7"

    [rss_origin] => 5
)